Frise chronologique
XVe siècle (vers 1479)
Construction initiale
Construction initiale
XVe siècle (vers 1479) (≈ 1550)
Achèvement présumé du pont médiéval.
1750-1753
Premier effondrement
Premier effondrement
1750-1753 (≈ 1752)
Destruction peu après sa construction.
1783
Second effondrement
Second effondrement
1783 (≈ 1783)
Emporté par une crue.
1790
Dégâts irréversibles
Dégâts irréversibles
1790 (≈ 1790)
Crues ruinent les tentatives de reconstruction.
2002
Inscription Monument Historique
Inscription Monument Historique
2002 (≈ 2002)
Protection du pont et de son arche.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le pont sur la Sénouire (cad. non cadastré, domaine public) : inscription par arrêté du 14 juin 2002
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Les sources ne mentionnent aucun acteur spécifique. |
Origine et histoire
Le pont de la Bajasse, situé à Vieille-Brioude (Haute-Loire), est un pont médiéval construit au XVe siècle pour enjamber la Senouire. Son architecture, avec une seule arche élancée, rappelle celle des ponts dits romains, bien qu’aucun document ne prouve l’existence d’un pont romain antérieur à cet emplacement. Ce pont, achevé vers 1479, présentait des similitudes structurelles avec l’ancien pont de Vieille-Brioude sur l’Allier, notamment une arche de grande ouverture, caractéristique rare pour l’époque.
Au XVIIIe siècle, le pont de la Bajasse devint un ouvrage stratégique après l’interdiction du vieux pont de Vieille-Brioude en 1754, détournant vers lui une partie du trafic. Cependant, sa fragilité fut mise en évidence par deux effondrements successifs : le premier peu après sa construction (1750-1753), puis un second en 1783, suivi de nouveaux dégâts lors de crues en 1790. Ces événements empêchèrent sa reconstruction durable, malgré des tentatives infructueuses.
Le pont de la Bajasse est associé à une légende locale de type « Pont du Diable », un récit populaire souvent lié aux ouvrages médiévaux audacieux. Son inscription comme Monument Historique en 2002 souligne son importance patrimoniale, notamment pour son arche en pierre appareillée, typique des techniques de construction médiévales. Aujourd’hui, il témoigne des défis techniques et des aléas naturels auxquels étaient confrontés les ingénieurs des XVe et XVIIIe siècles en Auvergne.
Contrairement au pont de Vieille-Brioude sur l’Allier, qui fut reconstruit au XIXe siècle, le pont de la Bajasse conserve des traces de sa structure d’origine, bien que son histoire soit marquée par des destructions répétées. Les archives mentionnent son rôle dans la circulation locale, notamment comme alternative aux bacs ou au vieux pont interdit, illustrant son utilité malgré sa vulnérabilité.
Les matériaux utilisés, comme la pierre de taille pour les angles et les piles, reflètent les ressources locales et les savoir-faire de l’époque. La brèche volcanique et le grès, cités pour le pont de Vieille-Brioude, pourraient également avoir été employés ici, bien que les sources ne le précisent pas explicitement pour la Bajasse. Son architecture sobre et fonctionnelle en fait un exemple représentatif des ponts médiévaux de la région.