Projet initial 1759 (≈ 1759)
Dessiné par Thomas Dumorey, ingénieur en chef.
1766
Modification du projet
Modification du projet 1766 (≈ 1766)
Adaptation avant la construction.
1766-1770
Construction du pont
Construction du pont 1766-1770 (≈ 1768)
Sous la direction d’Émiland Gauthey.
20 avril 1931
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 20 avril 1931 (≈ 1931)
Protection officielle par l’État.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Pont de la Thalie au hameau de Corcelles : classement par arrêté du 20 avril 1931
Personnages clés
Émiland Gauthey - Sous-ingénieur des États de Bourgogne
Dirigea la construction du pont.
Thomas Dumorey - Ingénieur en chef
Auteur du projet initial (1759).
Origine et histoire
Le pont de la Thalie, situé dans le hameau de Corcelle à Châtenoy-le-Royal, a été construit entre 1766 et 1770 sous la direction d’Émiland Gauthey, sous-ingénieur des États de Bourgogne. Le projet initial, dessiné en 1759 par Thomas Dumorey (ingénieur en chef des ponts et chaussées), fut modifié en 1766 avant sa réalisation. Ce pont enjambant la rivière Thalie illustre les techniques de construction hydraulique du XVIIIe siècle en Bourgogne, période marquée par un développement accru des infrastructures routières et fluviales sous l’impulsion des États provinciaux.
Classé Monument Historique par arrêté du 20 avril 1931, le pont de la Thalie témoigne du savoir-faire des ingénieurs bourguignons, dont Gauthey, connu pour ses contributions aux canaux et ponts de la région. Son architecture reflète les besoins croissants de circulation entre les villes comme Chalon-sur-Saône et Autun, héritières des voies romaines encore visibles dans le paysage local. La borne milliaire gallo-romaine découverte à proximité (exposée au musée Denon) rappelle d’ailleurs l’ancienne voie reliant Cabillonum (Chalon) à Augustodunum (Autun), soulignant la continuité historique des axes de communication dans ce territoire.
Châtenoy-le-Royal, commune située en Saône-et-Loire, a conservé plusieurs traces de son passé, depuis l’époque gallo-romaine jusqu’à l’ère industrielle. Le pont de la Thalie s’inscrit dans ce patrimoine varié, aux côtés d’autres monuments comme la chapelle du château de Cruzille (XVIIe siècle) ou l’église Saint-Martin (1856). Son classement précoce (1931) souligne son importance patrimoniale, liée à la fois à son esthétique et à son rôle dans l’histoire des transports régionaux. Aujourd’hui propriété de la commune, il reste un symbole de l’ingénierie des Lumières en Bourgogne-Franche-Comté.
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