Découverte des mines de houille 1768 (≈ 1768)
Origine du projet de construction du pont.
1772
Construction du pont
Construction du pont 1772 (≈ 1772)
Date gravée sur le parapet ouest.
1777
Réception des travaux
Réception des travaux 1777 (≈ 1777)
Achèvement officiel de l’ouvrage.
2002
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 2002 (≈ 2002)
Protection par arrêté du 23 décembre.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le pont situé sur la rivère Liepvrette, en totalité (cad. non cadastré) : inscription par arrêté du 23 décembre 2002
Personnages clés
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Le texte source ne mentionne aucun acteur spécifique.
Origine et histoire du Pont de la Timbach
Le pont de la Timbach est un ouvrage en grès rose édifié au 3e quart du XVIIIe siècle, plus précisément en 1772, comme l’indique la date gravée sur son parapet ouest. Il franchit la rivière Lièpvrette et fut construit pour faciliter l’accès aux mines de houille découvertes en 1768 dans la montagne du Hury. Son architecture sobre, avec trois arches en anse de panier et un tablier en dos d’âne, reflète une conception utilitaire adaptée aux besoins industriels de l’époque. Les piles à becs et les parapets en grès appareillé, ornés de marques de tâcheron (lettre C et motifs en relief), témoignent d’un savoir-faire artisanal local.
La réception des travaux, attestée en 1777, marque l’aboutissement d’un projet lié à l’exploitation minière naissante dans la région. Ce pont joua un rôle clé dans le transport de la houille, ressource stratégique pour le développement économique de Sainte-Croix-aux-Mines. Inscrit aux monuments historiques par arrêté du 23 décembre 2002, il est aujourd’hui propriété de la commune et constitue un vestige emblématique de l’histoire industrielle alsacienne.
Situé rue de la Timbach, ce monument illustre l’adaptation des infrastructures aux enjeux économiques du XVIIIe siècle. Son grès rose, typique des Vosges, et sa structure robuste en font un exemple remarquable de l’ingénierie civile de l’époque pré-industrielle. La mention de la date 1772 et les marques de tâcheron offrent par ailleurs des indices précieux sur les méthodes de construction et les artisans ayant participé à sa réalisation.