Pont de Lavaur dans le Tarn

Patrimoine classé Patrimoine urbain Pont

Pont de Lavaur

  • R.D. 47
  • 81500 Lavaur
Pont de Lavaur
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Pont de Lavaur
Pont de Lavaur
Pont de Lavaur
Pont de Lavaur
Pont de Lavaur
Crédit photo : MOSSOT - Sous licence Creative Commons
Propriété du département

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1769
Première initiative de construction
1771
Début des plans
5 octobre 1773
Pose de la première pierre
1777
Achèvement du cintre
1779
Fermeture de la voûte
1791
Ouverture à la circulation
1840
Réparations du cintre
3 mars 1960
Inscription monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Pont sur l'Agout : inscription par arrêté du 3 mars 1960

Personnages clés

Joseph-Marie Saget Architecte chargé des devis et plans du pont en 1771.
François Saget Frère de Joseph-Marie Saget, il prit la direction des travaux après sa mort.
Évêque Boisgelin de Cucé Commanditaire du pont, à l'origine de sa construction.
Paul Séjourné Ingénieur ayant construit un pont ferroviaire dépassant l'ouverture du pont de Lavaur.

Origine et histoire du Pont

Le pont sur l'Agout, appelé aussi pont Saint-Roch ou pont des États du Languedoc, est un pont en maçonnerie du XVIIIe siècle à Lavaur. Les premières propositions datent du milieu des années 1760 et une première initiative fut présentée en 1769; à la demande de l'évêque Boisgelin de Cucé, Joseph-Marie Saget fut chargé d'établir les devis et plans en 1771. La première pierre fut posée le 5 octobre 1773; le choix audacieux d'une arche unique en anse de panier compliqua le chantier, interrompu à plusieurs reprises par les crues. Le cintre fut achevé en 1777 et la voûte fermée en 1779; Joseph‑Marie Saget mourut en 1782 et son frère François prit la direction des travaux, tandis que les entrepreneurs Chauvet, puis Grimaud et Albouy se succédèrent pour mener l'ouvrage à son achèvement. Le pont fut livré à la circulation en 1791. Son arche unique, surbaissée, atteint près de 50 m de portée (48,75 m selon certaines mentions) et fit de l'ouvrage l'un des plus vastes en maçonnerie de son temps. Les faces amont et aval, identiques, présentent des moulurations d'archivolte interrompues par une clef épannelée; les armoiries prévues sur les claveaux n'ont laissé aucune trace. Au-dessus de l'arc, des assises en saillie dessinent de larges tableaux aux écoinçons, et une série de moulures supporte un large bandeau qui, à l'extérieur des parapets, court tout le long de l'ouvrage pour rejoindre les bandeaux ceinturant les tours rondes. En raison de la nature ébouleuse des talus, les culées ont été fortement développées : elles sont symétriques, composées de tours rondes à parements verticaux prolongées par des ouvrages plus larges présentant un fruit très accentué vers l'amont et l'aval et moins marqué vers le milieu de la rivière. Les parapets se prolongent sans rupture à l'aplomb des tours et des culées, formant des esplanades qui furent plantées de cèdres. Pour réduire les coûts et accélérer la construction, le décor sculpté initial fut remplacé par un entablement plus sobre et une corniche architravée; des aménagements routiers de part et d'autre renforcèrent la monumentalité de l'ouvrage. Avant sa construction, les liaisons vers Castres et Albi se faisaient au moyen de deux bacs sur l'Agout; au pied du pont se trouvaient une tannerie en activité jusqu'en 1875, puis un établissement de bains. Des fissures constatées sur le cintre furent réparées par l'ingénieur Béqué en 1840; l'ouverture remarquable de l'arche fut ultérieurement dépassée au XXe siècle par le pont ferroviaire construit par Paul Séjourné. Le pont fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis le 3 mars 1960.

Liens externes