Voie romaine Antiquité (≈ 212)
Traversée de la Vilaine.
1753
Vente du terrain
Vente du terrain 1753 (≈ 1753)
Acquisition par la province de Bretagne.
1767
Construction du pont
Construction du pont 1767 (≈ 1767)
Remplace l’ancien pont médiéval.
28 octobre 1942
Classement MH
Classement MH 28 octobre 1942 (≈ 1942)
Inscrit monument historique.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Pont de Pont-Réan (non référencé ; domaine public) : inscription par arrêté du 28 octobre 1942
Personnages clés
Comte de Blossac - Ancien propriétaire
Vend le terrain en 1753.
Origine et histoire du Pont de du Pont-Réan
Le pont de Pont-Réan est un ouvrage en pierre édifié en 1767, situé sur la Vilaine entre les communes de Bruz et Guichen, en Ille-et-Vilaine. Il a été construit par la province de Bretagne après l’acquisition du terrain en 1753 auprès du comte de Blossac, remplaçant un pont médiéval mixte (pierre et bois) devenu obsolète. Ce dernier succédait lui-même à un pont antique lié à la voie romaine reliant Rennes à Redon, attestée par des découvertes de monnaies romaines sur le site.
Le pont actuel, classé monument historique depuis 1942, se compose de neuf arches en plein cintre (selon certaines sources) ou sept (selon d’autres), reposant sur des culées à avant-becs pyramidaux. Il marque la limite entre les anciennes paroisses de Bruz et Guichen, un rôle administratif qu’il conserve encore aujourd’hui entre les deux communes. Son architecture en dos d’âne et sa localisation sur la D577 en font un élément patrimonial majeur du sud de Rennes.
Sous l’Ancien Régime, le pont était un point de passage stratégique, comme en témoignent les vestiges de la voie romaine et les traces archéologiques. La province de Bretagne, alors responsable des infrastructures, a financé sa reconstruction pour faciliter les échanges entre Rennes et Redon. Les substructions du pont médiéval, partiellement conservées, rappellent son évolution sur plus d’un millénaire.
Aujourd’hui, le pont de Pont-Réan reste un symbole historique et fonctionnel, intégrant à la fois le patrimoine routier et architectural breton. Son classement en 1942 souligne son importance, tandis que sa structure, toujours en service, illustre la durabilité des techniques de construction du XVIIIe siècle.