Frise chronologique
vers 1350
Début de la construction
Début de la construction
vers 1350 (≈ 1350)
Financement initial par Urbain V.
2 mai 1395
Bulle papale de Benoît XIII
Bulle papale de Benoît XIII
2 mai 1395 (≈ 1395)
Appel aux dons pour achever le pont.
1450
Fin des travaux
Fin des travaux
1450 (≈ 1450)
Achevés après nouveaux appels aux dons.
1626, 1657
Effondrements partiels
Effondrements partiels
1626, 1657 (≈ 1657)
Reconstructions en 1633 et 1659.
1705
Inondation destructrice
Inondation destructrice
1705 (≈ 1705)
Dégâts majeurs nécessitant réparations.
1738
Reconstruction définitive
Reconstruction définitive
1738 (≈ 1738)
Travaux menés par De Clapier.
27 août 1931
Classement monument historique
Classement monument historique
27 août 1931 (≈ 1931)
Protection officielle du pont.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Pont : classement par arrêté du 27 août 1931
Personnages clés
| Urbain V - Pape et commanditaire |
Finança la construction vers 1350. |
| Benoît XIII - Pape |
Lança une bulle pour lever des fonds (1395). |
| Pélissier de Mazieu - Administrateur de la fabrique |
Géra les quêtes en 1450. |
| Silvestre de Crusy de Marcillac - Évêque de Mende |
Supervisa la reconstruction en 1633. |
| Jean de Larnac - Ingénieur du diocèse |
Établit un devis en 1725. |
| De Clapier - Ingénieur provincial |
Reconstruisit le pont (1726-1738). |
Origine et histoire
Le pont de Quézac, situé dans les Gorges du Tarn, fut initié vers 1350 sous l’impulsion du pape Urbain V, originaire de la région. Son objectif était de faciliter l’accès à la collégiale de Quézac et à la Vierge noire, attirant les pèlerins. Le financement initial provenait du pape, mais les travaux, ralentis, nécessitèrent des appels aux dons via des bulles papales, comme celle de Benoît XIII en 1395. La construction s’acheva finalement au XVe siècle, après des décennies de quêtes et de contributions locales.
Au XVIIe siècle, le pont subit plusieurs effondrements partiels : la seconde voûte s’écroula en 1626, reconstruite en 1633, puis à nouveau en 1657, avant une réparation en 1659. Les plats des habitants de Quézac auprès des États du Gévaudan, en 1689 et 1691, témoignent de son état dégradé. Une inondation en 1705 endommagea gravement la structure, entraînant des réparations infructueuses jusqu’en 1725, marquées par des accidents et des procès contre des entrepreneurs défaillants.
La reconstruction définitive fut menée par l’ingénieur provincial De Clapier entre 1726 et 1738, avec des fondations ancrées dans le rocher. Une chapelle dédiée à saint Joseph, aujourd’hui disparue, fut ajoutée en 1739 sur la troisième pile. Le pont, classé monument historique en 1931, se distingue par ses six arches en plein cintre et ses avant-becs triangulaires, reflétant son architecture médiévale adaptée aux crues du Tarn.
Sa vocation première, liée au pèlerinage vers la Vierge noire de Quézac, en fit un ouvrage stratégique pour la dévotion locale. Les archives mentionnent des indulgences accordées au XIVe siècle pour financer sa construction, soulignant son importance religieuse et communautaire. Les réparations successives illustrent aussi les défis techniques posés par les crues récurrentes du Tarn, un fleuve aux débits imprévisibles.
Aujourd’hui, le pont de Quézac reste un témoignage remarquable de l’ingénierie médiévale et moderne, mêlant histoire religieuse, techniques de construction évolutives et résilience face aux éléments naturels. Son classement en 1931 consacre sa valeur patrimoniale, tant pour son rôle historique que pour son architecture caractéristique des ponts du Gévaudan.