Première mention écrite 940 (≈ 940)
Donation de l'archevêque Aymeric à l'abbé Otger.
Fin du XIe siècle
Construction abside et nefs
Construction abside et nefs Fin du XIe siècle (≈ 1195)
Édification de l'abside lombarde et des trois nefs.
1565
Destruction partielle
Destruction partielle 1565 (≈ 1565)
Ruines lors des guerres de Religion.
XIXe siècle
Modification structurelle
Modification structurelle XIXe siècle (≈ 1865)
Abatement de la troisième travée.
1976
Classement historique
Classement historique 1976 (≈ 1976)
Inscription aux monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Etienne-de-Cavall (ancienne), actuellement chapelle du cimetière (cad. AV 120) : inscription par arrêté du 29 novembre 1976
Personnages clés
Aymeric
Archevêque de Narbonne, auteur de la donation en 940.
Otger
Abbé de Saint-Pons-de-Thomières, bénéficiaire de la donation.
Origine et histoire du Pont de Saint-Étienne
L'ancienne église Saint-Étienne-de-Cavall est une chapelle située à La Salvetat-sur-Agout, dans l'Hérault (Occitanie). Elle est mentionnée pour la première fois en 940 dans une donation d'Aymeric, archevêque de Narbonne, à Otger, abbé de Saint-Pons-de-Thomières, mais aucun vestige apparent de cet édifice primitif ne subsiste. L'abside, pourvue d'éléments lombards, date de la fin du XIe siècle ; à la même période fut édifié un bâtiment à trois nefs qui aurait comporté primitivement trois travées. Les voûtes de l'abside et des absidioles, la fenêtre absidiale et deux fenêtres latérales nord semblent contemporaines de cette phase. Un abaissement ancien des superstructures a entraîné la disparition des lourdes lombardes, ne laissant que des lésènes. L'édifice primitif fut ruiné lors des guerres de Religion en 1565 et fit l'objet de reconstructions ; les voûtes des travées, en croisées d'ogives, datent probablement de ces travaux. La troisième travée fut entièrement abattue au XIXe siècle. Les trois sanctuaires conservent des voûtes en cul-de-four. La seule arcade romane encore visible est celle de la première travée nord, portée par des piliers engagés. L'église abrite une Vierge noire dite « Miraculeuse », sculptée au XIe siècle ; selon la tradition, un bœuf l'aurait retrouvée dans un gouffre à la confluence de la Vèbre et de l'Agout. Inscrite aux monuments historiques par arrêté du 29 novembre 1976, elle sert aujourd'hui de chapelle de cimetière et constitue un relais sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle.