Frise chronologique
1836-1837
Construction des passerelles suspendues
Construction des passerelles suspendues
1836-1837 (≈ 1837)
Passerelles Damiette et Constantine, à péage.
1848
Destruction de la passerelle Damiette
Destruction de la passerelle Damiette
1848 (≈ 1848)
Pendant la révolution de 1848.
1872
Effondrement de la passerelle de Constantine
Effondrement de la passerelle de Constantine
1872 (≈ 1872)
Dû à la corrosion des câbles.
1876
Construction du pont actuel
Construction du pont actuel
1876 (≈ 1876)
Dans le cadre des travaux haussmanniens.
25 août 1877
Inauguration du pont de Sully
Inauguration du pont de Sully
25 août 1877 (≈ 1877)
Remplaçant les anciennes passerelles.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Maximilien de Béthune, duc de Sully - Ministre d’Henri IV |
Hommage par le nom du pont. |
| Paul Vaudrey - Ingénieur |
Concepteur du pont actuel. |
| Gustave Brosselin - Ingénieur |
Co-concepteur du pont actuel. |
| M. Surville - Directeur des travaux |
Supervisa les passerelles de 1836-1837. |
| M. de Beaumont - Concessionnaire |
Gérait le péage des passerelles. |
Origine et histoire
Le pont de Sully est en réalité un ensemble de deux ponts distincts, construits en 1876 dans le cadre des grands travaux haussmanniens à Paris. Ils relient les 4e et 5e arrondissements en enjambant les deux bras de la Seine, avec une section centrale sur l’île Saint-Louis. Ce double ouvrage, conçu par les ingénieurs Paul Vaudrey et Gustave Brosselin, se distingue par son angle de 45 degrés par rapport aux berges, offrant une perspective unique sur les quais et la cathédrale Notre-Dame. La partie sud, la plus longue (159 m), compte trois arches en fonte, tandis que la partie nord, plus courte, combine une arche centrale en fonte et deux arches latérales en maçonnerie. Les éléments métalliques furent fabriqués par la société Joret et Cie dans les fonderies de Terre Noire.
Avant sa construction actuelle, le site abritait deux passerelles suspendues construites en 1836-1837 : la passerelle Damiette (rive droite) et la passerelle de Constantine (rive gauche). Ces ouvrages, soumis à péage, connurent des destins tragiques : la première fut détruite pendant la révolution de 1848, et la seconde s’effondra en 1872 en raison de la corrosion de ses câbles. Leur remplacement s’inscrivit dans la modernisation de Paris sous le Second Empire, avec une inauguration officielle le 25 août 1877.
Le nom du pont rend hommage à Maximilien de Béthune, duc de Sully (1559-1641), ministre d’Henri IV, dont l’hôtel particulier était situé à proximité. Aujourd’hui, le pont de Sully reste un axe majeur du paysage parisien, desservi par la station de métro Sully - Morland et intégrant le boulevard Henri-IV dans son tracé. Son architecture allie fonctionnalité et esthétique, avec une largeur de 20 mètres répartie entre une chaussée de 12 mètres et deux trottoirs de 4 mètres chacun.
Les fonderies de La Voulte et Bessèges, ainsi que l’entreprise Joret et Cie, jouèrent un rôle clé dans la réalisation des structures métalliques. Le pont se distingue aussi par sa situation géographique stratégique, reliant le quai Henri-IV (rive droite) aux quais Saint-Bernard et de la Tournelle (rive gauche), tout en surplombant l’extrémité amont de l’île Saint-Louis.