Construction du pont XIVe–XVe siècles (≈ 1550)
Pont voûté en pierre à deux arches.
1724
Suppression du péage
Suppression du péage 1724 (≈ 1724)
Arrêt du Conseil d’État.
1927
Classement monument historique
Classement monument historique 1927 (≈ 1927)
Inscription par arrêté.
1930–1934
Construction du barrage de Sarrans
Construction du barrage de Sarrans 1930–1934 (≈ 1932)
Submersion définitive du pont.
1935
Inauguration du pont suspendu
Inauguration du pont suspendu 1935 (≈ 1935)
Remplacement de l’ancien ouvrage.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Pont de Tréboul : inscription par arrêté du 19 mai 1927
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité
Sources ne mentionnent aucun acteur.
Origine et histoire du Pont de Tréboul
Le pont de Tréboul, situé dans le Cantal entre Sainte-Marie et Lieutadès, franchissait la Truyère avant d’être noyé par le barrage de Sarrans (1930–1934). Construit aux XIVe–XVe siècles, il remplaçait un gué de la voie romaine reliant Dienne à la Roche-Canilhac. Son architecture en pierre, avec deux arches en plein-cintre et un éperon central, témoigne des techniques médiévales. Un péage y fut perçu jusqu’en 1724, date de sa suppression par le Conseil d’État.
Submergé depuis 1934, le pont n’est visible qu’à l’occasion des vidanges du lac, comme en 1979 et 2014. Il porte le nom du village voisin, également englouti. Remplacé en 1935 par un pont suspendu de 159 m, il reste inscrit aux monuments historiques depuis 1927. Sa culée centrale, profilée en amont, et ses gorges latérales sont des détails architecturaux notables.
Le site illustre l’impact des barrages hydroélectriques du XXe siècle sur le patrimoine, tout en conservant une trace des infrastructures médiévales. Propriété du département du Cantal, il symbolise aussi l’adaptation des voies de communication à travers les siècles, de l’Antiquité à l’ère industrielle.