Frise chronologique
1714-1715
Études préliminaires
Études préliminaires
1714-1715 (≈ 1715)
Intervention de François Romain pour les plans initiaux.
1722
Nomination de Mignot
Nomination de Mignot
1722 (≈ 1722)
Jean-François Mignot devient grand voyer.
1724-1728
Construction du pont
Construction du pont
1724-1728 (≈ 1726)
Travaux dirigés par Claude Bonneau.
avril 1727
Effondrement partiel
Effondrement partiel
avril 1727 (≈ 1727)
Un mur s’effondre, nécessitant des arcs doubleaux.
1728
Achèvement et fontaines
Achèvement et fontaines
1728 (≈ 1728)
Inauguration avec fontaines sculptées.
1843
Percée ferroviaire
Percée ferroviaire
1843 (≈ 1843)
Passage de la ligne Paris-Orléans.
1914
Classement historique
Classement historique
1914 (≈ 1914)
Protection par arrêté ministériel.
1970
Élargissement de la N7
Élargissement de la N7
1970 (≈ 1970)
Déplacement des fontaines.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Pont des Belles-Fontaines : classement par arrêté du 9 mai 1914
Personnages clés
| François Romain - Ingénieur et architecte dominicain |
Études préliminaires (1714-1715). |
| Jean-François Mignot - Trésorier général des finances |
Financeur, nommé grand voyer en 1722. |
| Jacques de La Guépière - Inspecteur des ponts et chaussées |
Contrôle des travaux depuis 1716. |
| Claude Bonneau - Entrepreneur et architecte royal |
Réalisation du pont (marchés 1724, 1728). |
Origine et histoire
Le pont des Belles Fontaines, édifié entre 1724 et 1728 à Juvisy-sur-Orge, fut conçu pour prolonger la route royale de Paris à Fontainebleau (actuelle Nationale 7). Il permet de traverser l’Orge et, plus tard, la ligne de chemin de fer Paris-Orléans (1843). Classé monument historique en 1914, il symbolise l’ingénierie du XVIIIe siècle, avec une voûte en berceau de 11,8 mètres de diamètre et des fontaines monumentales ajoutées en hommage à Louis XV.
Quatre figures clés ont marqué sa construction : François Romain (dominicain et ingénieur, études préliminaires en 1714-1715), Jean-François Mignot (financeur, grand voyer nommé en 1722), Jacques de La Guépière (contrôleur des travaux, inspecteur depuis 1716), et Claude Bonneau (entrepreneur, titulaire des marchés en 1724 et 1728). Les fontaines, sculptées par des artistes de l’Académie, donnèrent leur nom au pont après la découverte de sources sur place. Elles furent déplacées en 1970 lors de l’élargissement de la N7.
Le chantier, en deux phases (1724-1726 et 1728), connut un incident en 1727 avec l’effondrement d’un mur, résolu par l’ajout de sept arcs doubleaux. Le remblai adjacent, percé en 1843 pour le rail puis élargi en 1974, illustre les adaptations successives du site. Les fontaines, initialement destinées à abreuver les chevaux, furent relocalisées dans le parc municipal, près du château de la Cour de France.
Le pont s’inscrit dans un ensemble paysager plus large : une tranchée de 777 mètres creusée dans le coteau (déblais réutilisés pour le remblai) et une levée de terre de 1 677 mètres vers Viry-Châtillon. Son architecture reflète l’ambition royale de maîtriser la nature, typique de l’époque de Louis XV, où les ouvrages publics servaient aussi de symboles politiques.
Aujourd’hui, le pont, propriété communale, reste un témoin majeur de l’histoire des transports en Île-de-France. Son élargissement en 1970 (passant de 9 à 16,25 mètres) et la présence du RER C sous ses arches soulignent son rôle durable dans les infrastructures locales, entre patrimoine et modernité.