Construction du pont début XIIe siècle (≈ 1204)
Édification en style roman.
1758
Rénovation du pont
Rénovation du pont 1758 (≈ 1758)
Travaux de restauration majeurs.
23 août 1916
Classement monument historique
Classement monument historique 23 août 1916 (≈ 1916)
Protection officielle par l'État.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Pont du Diable : classement par arrêté du 23 août 1916
Personnages clés
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Le texte source ne mentionne aucun acteur historique précis lié à ce monument.
Origine et histoire du Pont du Diable
Le pont du Diable d'Olargues, situé dans le département de l'Hérault, est une construction romane datant du début du XIIe siècle. Il permet le franchissement du Jaur, un affluent de l'Orb, et se distingue par son architecture en dos d'âne, plus prononcé sur la rive gauche. Composé de trois arches, il présente des éléments en pierre de taille pour les arches et les éperons, tandis que les banquettes, en maçonnerie grossière, semblent avoir été refaites ultérieurement. Un encorbellement central suggère la présence passée d’un édicule ou d’une croix en pierre.
Classé monument historique depuis le 23 août 1916, le pont a subi une rénovation en 1758. Son surnom pourrait provenir d’un péage instauré lors de sa construction, remplaçant un passage à gué autrefois libre. Une légende locale, commune à d’autres ponts dits « du Diable », évoque un pacte avec le Malin pour sa construction, suivi d’une ruse des habitants pour le tromper. Ces récits, bien que non vérifiés, illustrent les croyances médiévales liées aux ouvrages d’art audacieux.
Le pont se caractérise par une consolidation postérieure, incluant un arc et un massif rapportés, renforçant sa structure. Son emplacement sur le côté ouest du Saur (affluent ou variante locale du Jaur) et son style roman en font un témoignage architectural majeur de la région. Les matériaux utilisés, comme les moellons bien assisés, reflètent les techniques de construction médiévales adaptées aux contraintes géographiques et hydrologiques du site.
Aujourd’hui propriété de la commune d’Olargues, le pont du Diable reste un symbole du patrimoine local, mêlant histoire, légende et savoir-faire technique. Son classement parmi les monuments historiques souligne son importance culturelle et architecturale, tout en assurant sa préservation pour les générations futures.