Frise chronologique
fin du XVIIIe siècle
Construction du pont
Construction du pont
fin du XVIIIe siècle (≈ 1895)
Ouvrage bâti pour le transport de charbon.
27 mai 1936
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
27 mai 1936 (≈ 1936)
Reconnaissance patrimoniale officielle.
début du XXe siècle
Évolution du lit de la Mare
Évolution du lit de la Mare
début du XXe siècle (≈ 2004)
Transformation visible sur archives photographiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Pont du Diable : inscription par arrêté du 27 mai 1936
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Les sources ne mentionnent aucun acteur spécifique. |
Origine et histoire
Le pont du Diable de Villemagne-l'Argentière, situé dans le département de l'Hérault en région Occitanie, est un ouvrage en maçonnerie datant de la fin du XVIIIe siècle. Il a été édifié pour faciliter le passage des convois de charbon, notamment de la houille et du lignite, en provenance des mines de Graissessac et à destination de la verrerie royale d'Hérépian. Ce pont, d’une longueur de 14 mètres et d’une largeur de 4 mètres, franchit la rivière Mare grâce à deux arches en plein cintre, dont la plus grande enjambe le cours d’eau.
Le lit de la Mare a connu des transformations majeures depuis le début du XXe siècle, comme en témoignent des archives photographiques des années 1915 et 1932, où une cascade est visible en aval du pont. La structure présente une chaussée en forte pente depuis la rive gauche, devenant quasi horizontale à partir de la clef de voûte. Ce pont, propriété de la commune, a été inscrit au titre des monuments historiques le 27 mai 1936, reconnaissant ainsi son importance patrimoniale.
Conçu pour répondre à des besoins industriels locaux, le pont du Diable illustre l’adaptation des infrastructures aux activités économiques de l’époque, notamment l’exploitation minière et la production verrière. Son architecture, avec un avant-bec triangulaire sur la pile centrale, reflète les techniques de construction en vogue au XVIIIe siècle. Les sources historiques, comme les ouvrages de Jean-Marie Pérouse de Montclos ou Marcel Prade, soulignent son rôle dans le patrimoine régional du Languedoc-Roussillon.