Construction du pont 1836 (≈ 1836)
Œuvre d’Adolphe Garrigou pour Léo Lamarque.
1942
Première protection du site
Première protection du site 1942 (≈ 1942)
Arrêté pour les abords.
1946
Restauration majeure
Restauration majeure 1946 (≈ 1946)
Réparation encorbellement et murs.
17 avril 1950
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 17 avril 1950 (≈ 1950)
Protection officielle de l’édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Pont du Diable sur l'Ariège : inscription par arrêté du 17 avril 1950
Personnages clés
Adolphe Garrigou - Entrepreneur local
Constructeur du pont en 1836.
Léo Lamarque - Polytechnicien et inventeur
Commanditaire, installa une roue hydraulique.
Gaston Fébus - Comte de Foix (légende)
Associé à des récits non vérifiés.
Origine et histoire du Pont du Diable
Le pont du Diable, également nommé pont Saint-Antoine, enjambe l’Ariège entre Montoulieu et Mercus-Garrabet. Son nom provient d’une légende locale : un habitant de Ginabat (hameau de Montoulieu) aurait passé un pacte avec le Diable pour construire le pont. En échange, le Diable exigerait l’âme du premier être à le traverser. Une fois achevé, un chat fut envoyé en premier, trompant le Diable qui, furieux, se jeta dans la rivière. Cette légende, parmi d’autres, inclut parfois le comte de Foix Gaston Fébus, bien que ces récits n’aient aucune base historique prouvée.
Longtemps considéré comme un ouvrage médiéval du XIIIe siècle, le pont fut en réalité construit en 1836 par l’entrepreneur local Adolphe Garrigou pour son beau-frère, le polytechnicien Léo Lamarque. Ce dernier y installa une roue hydraulique expérimentale, conçue sans canal d’amenée traditionnel, profitant directement du courant entre les arches. Les ruines adjacentes, souvent interprétées comme des vestiges défensifs, abritaient en fait des infrastructures liées à ce système hydraulique innovant.
Le pont fut inscrit à l’inventaire des Monuments Historiques par deux arrêtés : le premier en 1942 (protection du site et des abords), le second en 1950 (protection de l’édifice lui-même). Une restauration majeure eut lieu en 1946, incluant la réparation d’un encorbellement et la consolidation des murs. Malgré son apparence médiévale, avec une arche ogivale et des ruines de maison fortifiée, son histoire récente révèle une fusion entre héritage légendaire et progrès technique du XIXe siècle.