Frise chronologique
XVe siècle
Construction du pont
Construction du pont
XVe siècle (≈ 1550)
Ouvrage médiéval en dos d'âne
22 octobre 1971
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
22 octobre 1971 (≈ 1971)
Inscription par arrêté ministériel
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Pont du Diable : inscription par arrêté du 22 octobre 1971
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage historique cité |
Légende anonyme du diable |
Origine et histoire
Le Pont du Diable, situé sur la Dore entre les communes de Giroux et Olliergues (proche de Tours-sur-Meymont), est un ouvrage médiéval daté du XVe siècle. Il se distingue par sa structure en dos d'âne très accentué, composée de deux arches en plein cintre de tailles inégales : l'arche côté rive gauche est plus grande que celle de la rive droite. La pile centrale, unique, est équipée d'avant-becs en amont et en aval, tandis que le tablier, large de trois mètres, conserve son pavage d'origine en galets de rivière. Ce pont témoigne des techniques de construction rurales de l'époque, adaptées aux contraintes géographiques et hydrologiques locales.
L'appellation « Pont du Diable » trouve son origine dans une légende populaire, courante pour ce type d'édifice en Europe. Selon cette croyance, le diable aurait participé à sa construction, souvent en échange d'une âme ou d'une promesse impossible à tenir. Ce récit, typique du folklore médiéval, reflète les craintes et les représentations symboliques associées aux ouvrages d'art audacieux pour leur époque. Le pont, classé Monument Historique par arrêté du 22 octobre 1971, appartient aujourd'hui à la commune et reste un exemple remarquable du patrimoine architectural rural d'Auvergne.
Sur le plan technique, le pont illustre l'ingéniosité des bâtisseurs médiévaux : les avant-becs de la pile centrale servaient à briser les courants pour protéger la structure des crues, tandis que le pavage en galets, toujours visible, facilitait le passage des chariots et des piétons. La dissymétrie des arches pourrait s'expliquer par des contraintes topographiques ou hydrologiques, comme une rive plus abrupte ou un débit inégal de la Dore. Bien que sa localisation exacte soit jugée « a priori satisfaisante » (note 6/10), son isolement relatif a probablement contribué à sa préservation jusqu'à nos jours.