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Pont du Gard à Vers-Pont-du-Gard dans le Gard

Patrimoine classé Patrimoine hydraulique Pont romain Aqueduc gallo-romain

Pont du Gard

    400 Route du Pont du Gard
    30210 Vers-Pont-du-Gard
Propriété de l'Etat ; propriété de la commune ; propriété du département ; propriété privée
Pont du Gard
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Pont du Gard
Crédit photo : Krzysztof Golik - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
0
100
600
700
1100
1200
1700
1800
1900
2000
40-50 apr. J.-C.
Construction de l'aqueduc
VIe siècle
Abandon de l'aqueduc
Moyen Âge
Transformation en pont routier
1743-1747
Pont routier accolé par Pitot
1840
Classement Monument Historique
1985
Inscription UNESCO
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Pont du Gard : classement par liste de 1840 - Tronçon de l'aqueduc romain de Nîmes, lieuxdits Pont-Rou et Font Menestière (cad. C1 ; B3 ; non cadastré) : inscription par arrêté du 5 février 1987 - Vestiges archéologiques de l'aqueduc et les parcelles traversées ou bordées par son tracé (cad. A 113, 116, 117, 136, 139 à 142, 158, 354, 363 à 365, 584, 586, 592, 597, 603, 616, 618 à 621, 647 à 650, 652 à 654, 658 à 662, 1002, 1004, 1005, 1009, 1018, 1019, 1021, 1028 à 1031, 1041 à 1046, 1048 à 1051, 1053, 1054, 1056, 1059, 1062, 1110, 1114, 1115, 1117, 1118, 1142, 1169, 1172, 1199, 1242, 1257, 1261, 1262, 1317, 1328, 1329, 1339, 1356, 1371, 1375, 1379, 1418 à 1426, 1428, 1430, 1452, 1503, 1504, 1562, 1608, 1610, 1616, 1709, 1710, 1712, 1716, 1756, 1757, 1766, 1821, 1861, 1874, 1875 ; B 351, 354, 1008, 1022, 1023, 1062, 1063, 1170, 1171, 1179, 1180, 1204 à 1207, 1209, 1210, 1213, 1214, 1216, 1239, 1257, 1505 à 1507, 1511, 1512, 1764, 1765, 1833, 2040, 2041, 2046, 2047, 2263, 2334, 2378, 2384, 2388, 2390, 2416, 2429, 2430, 2439, 2448 à 2450 ; C 94 à 99, 100, 101, 107 à 110, 115, 165, 166, 170 à 172, 270, 271, 273, 274, 284 à 287, 903, 1207, 1302, 1307 à 1310, 1324 ; D 62, 64 à 66) : inscription par arrêté du 31 décembre 1997

Personnages clés

Empereur Claude - Commanditaire présumé Règne pendant la construction (41-54 apr. J.-C.).
Henri Pitot - Ingénieur du XVIIIe siècle Conçoit le pont routier accolé en 1747.
Charles-Auguste Questel - Architecte-restaurateur Dirige les travaux de 1842-1846.
Jean-Charles Laisné - Architecte sous Napoléon III Restauration majeure (1855-1859).
Jean-Paul Viguier - Architecte contemporain Amenagement du site en 2000.

Origine et histoire

Le pont du Gard est un aqueduc romain à trois étages construit probablement entre 40 et 50 apr. J.-C., sous le règne de l'empereur Claude. Il faisait partie d'un système de 50 km acheminant l'eau de la source d'Eure près d'Uzès jusqu'à Nîmes, avec un dénivelé de seulement 12,6 m sur l'ensemble du parcours. Cet ouvrage, conçu pour alimenter thermes, fontaines et réseaux d'égouts, symbolisait le prestige de Nemausus (Nîmes), déjà bien pourvue en eau.

Construite sans mortier pour l'essentiel, la structure utilise 50 400 tonnes de calcaire local taillé avec précision. Les blocs, certains pesant jusqu'à six tonnes, étaient assemblés à sec avec des tenons de chêne. Le canal supérieur, large de 1,20 m et haut de 1,80 m, était étanchéifié par un mortier spécial et un badigeon rouge signalant les limites de nettoyage. Les architectes romains ont opté pour une solution audacieuse en rejetant un siphon inversé, plus coûteux et moins durable.

Utilisé comme aqueduc jusqu'au VIe siècle, le pont fut ensuite adapté au Moyen Âge pour servir de passage routier, ce qui endommagea sa stabilité. Dès le XVIe siècle, des restaurations régulières furent entreprises pour préserver le monument. En 1743, l'ingénieur Henri Pitot y adjoignit un pont routier indépendant. Classé Monument Historique dès 1840 et inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO en 1985, il bénéficie depuis 2000 d'un aménagement paysager et muséographique dans le cadre de l'opération Grand Site.

Le pont du Gard a résisté à des crues historiques, comme celle de 2002 où le Gardon monta jusqu'aux trois quarts des arches inférieures sans l'endommager. Ses 47 arches initiales (dont 12 détruites) s'organisent sur trois niveaux : 6 arches de 21,87 m de haut au premier étage, 11 arches de 19,50 m au second, et 35 petites arches de 7,40 m à l'origine. Les marques de tailleurs de pierre, comme les inscriptions FRS II ou des symboles apotropaïques, témoignent des techniques de construction romaines.

Au XIXe siècle, des restaurations majeures furent menées sous Napoléon III, incluant la création d'un escalier intérieur pour accéder au canal. Aujourd'hui, le site attire plus de 800 000 visiteurs annuels, avec un musée et des parcours pédagogiques. L'aqueduc, dont le débit atteignait 40 000 m3/jour, illustre la maîtrise hydraulique romaine, avec des bassins de régulation et une pente moyenne de 24,8 cm/km. Son abandon au VIe siècle coïncide avec les conflits entre Francs et Wisigoths, les pierres étant réutilisées pour des constructions locales.

Le monument a inspiré des œuvres littéraires comme Pantagruel de Rabelais ou Le Comte de Monte-Cristo de Dumas, ainsi que des timbres-postes et des projets architecturaux modernes. Son architecture unique, combinant fonctionnalité et esthétique, en fait un symbole du génie romain. Les études récentes révèlent que sa courbure convexe résulte de dilatations thermiques répétées sur deux millénaires, un phénomène mesuré en 1989.

Liens externes