Pont du Gard à Vers-Pont-du-Gard dans le Gard

Patrimoine classé Patrimoine hydraulique Pont romain Aqueduc gallo-romain

Pont du Gard

  • 400 Route du Pont du Gard
  • 30210 Vers-Pont-du-Gard
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Crédit photo : Krzysztof Golik - Sous licence Creative Commons
Propriété de l'Etat ; propriété de la commune ; propriété du département ; propriété privée

Frise chronologique

Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
100
200
300
400
500
1100
1200
1800
1900
2000
Ier siècle
Construction du pont
IVe siècle
Abandon de l'entretien
Moyen Âge
Cessation de fonctionnement
XVIIIe siècle
Restauration et aménagement
2000
Opération Grand Site
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Pont du Gard : classement par liste de 1840 - Tronçon de l'aqueduc romain de Nîmes, lieuxdits Pont-Rou et Font Menestière (cad. C1 ; B3 ; non cadastré) : inscription par arrêté du 5 février 1987 - Vestiges archéologiques de l'aqueduc et les parcelles traversées ou bordées par son tracé (cad. A 113, 116, 117, 136, 139 à 142, 158, 354, 363 à 365, 584, 586, 592, 597, 603, 616, 618 à 621, 647 à 650, 652 à 654, 658 à 662, 1002, 1004, 1005, 1009, 1018, 1019, 1021, 1028 à 1031, 1041 à 1046, 1048 à 1051, 1053, 1054, 1056, 1059, 1062, 1110, 1114, 1115, 1117, 1118, 1142, 1169, 1172, 1199, 1242, 1257, 1261, 1262, 1317, 1328, 1329, 1339, 1356, 1371, 1375, 1379, 1418 à 1426, 1428, 1430, 1452, 1503, 1504, 1562, 1608, 1610, 1616, 1709, 1710, 1712, 1716, 1756, 1757, 1766, 1821, 1861, 1874, 1875 ; B 351, 354, 1008, 1022, 1023, 1062, 1063, 1170, 1171, 1179, 1180, 1204 à 1207, 1209, 1210, 1213, 1214, 1216, 1239, 1257, 1505 à 1507, 1511, 1512, 1764, 1765, 1833, 2040, 2041, 2046, 2047, 2263, 2334, 2378, 2384, 2388, 2390, 2416, 2429, 2430, 2439, 2448 à 2450 ; C 94 à 99, 100, 101, 107 à 110, 115, 165, 166, 170 à 172, 270, 271, 273, 274, 284 à 287, 903, 1207, 1302, 1307 à 1310, 1324 ; D 62, 64 à 66) : inscription par arrêté du 31 décembre 1997

Personnages clés

Claude Empereur romain sous le règne duquel le Pont du Gard a été construit.
Henri Pitot Ingénieur ayant réalisé un pont routier accolé au XVIIIe siècle.

Origine et histoire du Pont du Gard

Le Pont du Gard est le massif pont-aqueduc romain à trois niveaux qui enjambe le Gardon à Vers-Pont‑du‑Gard et constitue la partie la plus spectaculaire d’un aqueduc long d’environ cinquante kilomètres, amené des sources de l’Eure près d’Uzès jusqu’au castellum divisorium de Nîmes. Construit au Ier siècle de notre ère, l’ouvrage est daté par l’archéologie au milieu du Ier siècle et attribué sans doute au règne de l’empereur Claude. L’aqueduc ne répondait pas à un besoin vital, Nemausus disposant déjà de nappes et de puits, mais il permit d’alimenter thermes, fontaines et réseaux d’évacuation et visait à magnifier la ville. Son débit initial a été estimé jusqu’à 40 000 m3 par jour ; la conduite rectangulaire, maçonnée et voûtée, mesurait environ 1,20 m de large pour 1,80 m de haut et présentait une pente moyenne très faible, le dénivelé total n’étant que de l’ordre de douze mètres. Le Pont du Gard culmine à près de 49 mètres au‑dessus du Gard et, sur sa plus grande longueur, atteint aujourd’hui 275 mètres alors qu’il mesurait initialement autour de 360 mètres. Construit en pierre de l’Estel, il se compose d’un étage inférieur à six arches, d’un étage médian à onze arches et d’un étage supérieur qui comptait trente‑cinq arches ; les dimensions précises des travées et des piles reflètent une mise en œuvre rigoureuse et répétée. La majeure partie de l’édifice a été montée à sec, sans mortier, les blocs, parfois très lourds, étant maintenus par des tenons de chêne, seule la partie du canal étant liée au mortier ; le radier et le cuvelage d’étanchéité font appel à des mortiers romains contenant tuileaux concassés. Sur les faces internes et externes du pont subsistent de nombreuses marques d’assemblage, traits de taille et gravures laissées par les bâtisseurs, ainsi que des traces des appuis d’échafaudages et de dispositifs de levage. L’observation de la déformation convexe des niveaux supérieurs a conduit, après mesures, à l’interpréter comme l’effet d’une dilatation diurne de l’appareil, provoquant de faibles déplacements réversibles. Des études anciennes ont envisagé l’emploi d’un siphon inverse pour franchir la vallée, mais ce dispositif aurait entraîné des pertes de charge importantes, un encrassement plus rapide des tuyaux et l’utilisation d’un volume considérable de plomb, d’où le maintien d’un canal maçonné. À partir du Bas Moyen Âge, l’aqueduc cessa de fonctionner ; l’entretien avait déjà été délaissé depuis le IVe siècle et la conduite s’était largement comblée de dépôts calcaires, puis l’ouvrage servit de carrière locale. Durant les siècles suivants, le Pont du Gard fut utilisé comme passage routier : des échancrures furent pratiquées dans les piles, compromettant sa stabilité, puis colmatées à partir du début du XVIIIe siècle et complétées par l’adjonction d’un pont routier accolé, réalisé par l’ingénieur Henri Pitot. Le monument a fait l’objet de restaurations régulières aux XVIIe, XVIIIe et surtout XIXe siècles, visant à préserver son intégrité et à permettre l’accès au conduit. Classé parmi les monuments historiques dès la liste de 1840 et inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, il a fait l’objet d’une opération « Grand Site » autour de l’an 2000, qui a aménagé ses abords, limité la circulation motorisée, créé un centre d’interprétation et organisé la gestion des visiteurs. Malgré des crues violentes qui ont atteint une grande partie des arches, l’édifice a résisté et reste aujourd’hui l’un des plus visités et des plus remarquables témoins de l’ingénierie romaine.

Liens externes