Construction initiale Fin XIIe - Début XIIIe siècle (≈ 1325)
Œuvre des moines de Ferrières-en-Gâtinais.
XVe siècle
Reconstruction partielle
Reconstruction partielle XVe siècle (≈ 1550)
Après destructions pendant la guerre de Cent Ans.
3 octobre 1929
Classement monument historique
Classement monument historique 3 octobre 1929 (≈ 1929)
Inscrit à l’inventaire des MH par arrêté.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Pont sur la Cléry dit Le Gril de Corbelin : inscription par arrêté du 3 octobre 1929
Personnages clés
Louis de Blanchefort - Abbé de Ferrières
Reconstruit le pont, blason sur l’arche centrale.
Dom Morin - Historien
Évoque la limite des terres monastiques.
Origine et histoire du Pont du Gril de Corbelin
Le pont du Gril de Corbelin, situé à Griselles dans le Loiret, est un ouvrage en maçonnerie datant principalement du XIIIe siècle, bien que des reconstructions aient eu lieu au XVe siècle. Construit par les moines de l’abbaye de Ferrières-en-Gâtinais, il franchit la Cléry, un affluent du Loing. Son nom évoque soit une forge voisine (« griller le fer »), soit sa fonction de claire-voie filtrant les détritus charriés par la rivière pour protéger un étang monastique en amont. Ce système, composé de pièces traversières appuyant sur les pilastres, permettait aussi de récupérer des débris ou cadavres en cas de crue, évitant la pollution des eaux ou offrant une sépulture chrétienne aux noyés.
Partiellement détruit pendant la guerre de Cent Ans, le pont fut reconstruit sous l’abbé Louis de Blanchefort, dont les armes figurent sur l’arche centrale. Ses sept arches en arcs brisés, typiques du gothique, contrastent avec un tablier rectiligne côté amont et des ogives élégantes côté aval. Ces caractéristiques techniques reflètent une double vocation : passage routier et gestion hydraulique. Le pont, propriété communale depuis son inscription aux monuments historiques en 1929, témoigne de l’ingéniosité médiévale en matière d’aménagement fluvial et de contrôle environnemental.
Les corbeaux des piles, datés du XVe siècle, et les traces d’écussons disparus (portant autrefois les armes des religieux de Ferrières) rappellent son lien avec l’abbaye. Selon l’historien Dom Morin, le pont délimitait au Moyen Âge les terres monastiques. Aujourd’hui, il reste un exemple rare de pont-barrage médiéval, alliant utilité pratique, symbolique religieuse et patrimoine architectural. Son état de conservation et sa localisation sur la route du Pont du Gril en font un site accessible, bien que sa précision géographique soit jugée « satisfaisante » (niveau 7/10).