Frise chronologique
Avant le XVIIe siècle
Construction du pont
Construction du pont
Avant le XVIIe siècle (≈ 1750)
Période estimée avant le XVIIe siècle.
9 février 1990
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
9 février 1990 (≈ 1990)
Inscription par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Pont du Moulin du Pont sur la Tardoire (cad. non cadastré) : inscription par arrêté du 9 février 1990
Origine et histoire
Le pont du Moulin du Pont, situé sur la Tardoire à la limite des communes de Saint-Mathieu et Saint-Bazile, est un ouvrage antérieur au XVIIe siècle. Il était initialement associé à un moulin aujourd’hui disparu, et servait de passage à l’ancienne voie reliant Rochechouart à Saint-Mathieu. Sa structure se compose de deux arches plein cintre légèrement surbaissées, construites en pierres plates, reposant sur une pile centrale dotée d’un avant-bec triangulaire en grand appareil. Ce pont, autrefois équipé de parapets dont il ne reste que quelques vestiges, illustre les techniques de construction médiévales adaptées aux franchissements fluviaux.
Classé comme Monument Historique par arrêté du 9 février 1990, le pont du Moulin du Pont est aujourd’hui propriété de la commune. Bien que son état de conservation et sa localisation exacte soient estimés comme médiocres (précision de localisation notée 5/10), il témoigne du patrimoine routier et architectural de la Haute-Vienne. Son inscription à l’inventaire des Monuments Historiques souligne son importance historique, notamment en tant que vestige d’un réseau viaire ancien reliant des localités majeures de la région.
La région de la Haute-Vienne, intégrée aujourd’hui à la Nouvelle-Aquitaine, était historiquement marquée par des activités agricoles, artisanales et un maillage de voies de communication essentielles au commerce local. Les ponts, comme celui du Moulin du Pont, jouaient un rôle clé dans les échanges entre bourgs et villages, facilitant les déplacements des personnes, des marchandises et des troupeaux. Leur construction reflétait souvent des savoir-faire locaux, combinant robustesse et simplicité pour résister aux crues et à l’usure du temps.