Frise chronologique
1680-1685
Construction du pont-écluse
Construction du pont-écluse
1680-1685 (≈ 1683)
Réalisé par Peirault selon les plans de Vauban.
1687
Premier essai d'inondation
Premier essai d'inondation
1687 (≈ 1687)
En présence de Louis XIV.
13 décembre 1978
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
13 décembre 1978 (≈ 1978)
Protection officielle de l’ouvrage.
2009-2011
Restauration majeure
Restauration majeure
2009-2011 (≈ 2010)
Charpente, toiture et voirie rénovées.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Pont-écluse Saint-Amand (cad. CW 43) : classement par arrêté du 13 décembre 1978
Personnages clés
| Sébastien Le Prestre de Vauban - Ingénieur militaire |
Concepteur du système défensif. |
| Peirault - Maître d'œuvre |
Dirigea la construction du pont. |
| Louis XIV - Roi de France |
Assista au premier essai. |
| Louis de Cormontaigne - Ingénieur en chef |
Modifia les écluses ultérieurement. |
Origine et histoire
Le pont-écluse Saint-Amand de Verdun, édifié entre 1680 et 1685, est un élément clé du système défensif imaginé par Vauban pour protéger la ville par le sud. Il permettait, avec deux autres ponts-écluses aujourd’hui disparus, d’inonder une zone de 14 km en amont sous 2 à 2,5 m d’eau, rendant toute attaque impossible. Ce mécanisme, testé pour la première fois en 1687 devant Louis XIV, ne fut utilisé que cinq autres fois dans l’histoire.
Conçu par l’ingénieur du Roi Peirault d’après les plans de Vauban, le pont-écluse marque la jonction entre le canal des Augustins et celui de Saint-Vanne. Son originalité réside dans la conservation intégrale de son bâtiment de manœuvre et de son mécanisme d’origine, une rareté en France. Classé Monument Historique en 1978, il a bénéficié de restaurations majeures entre 2009 et 2011, notamment sur sa charpente et sa toiture.
Architecturalement, ce pont en maçonnerie de 40 m de long et 15 m de large se compose de cinq voûtes renforcées par des becs triangulaires. Son tablier, divisé entre une voirie de 6 m et un bâtiment de manœuvre de 9 m, actionnait des poutrelles en bois via des treuils. Ces aménagements reflètent l’ingéniosité des fortifications vaubaniennes, alliant fonctionnalité hydraulique et stratégie militaire.
Quelques décennies après sa construction, l’ingénieur Louis de Cormontaigne modifia les écluses, adaptant l’ouvrage aux évolutions techniques. Aujourd’hui, le pont-écluse Saint-Amand reste le seul des trois ponts originels à subsister dans son intégralité, témoignant de l’héritage militaire et hydraulique de Verdun sous l’Ancien Régime.