Construction du pont XIIIe siècle (≈ 1350)
Pont bâti lors de l'extension du bourg.
Milieu du XIXe siècle
Modification pour navigation
Modification pour navigation Milieu du XIXe siècle (≈ 1950)
Remplacement d’une arche par une passerelle.
Années 1960
Disparition de la croix
Disparition de la croix Années 1960 (≈ 1960)
Emportée par une crue du Dropt.
30 janvier 1992
Classement monument historique
Classement monument historique 30 janvier 1992 (≈ 1992)
Protection officielle de l’État.
2014
Restauration des barrières
Restauration des barrières 2014 (≈ 2014)
Sécurisation du pont pour le public.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Voir commune de : Sauvetat-du-Dropt (La)
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité
Le texte source ne mentionne aucun acteur historique nommé.
Origine et histoire
Le vieux pont sur le Dropt, situé entre La Sauvetat-du-Dropt et Agnac en Lot-et-Garonne, est un ouvrage médiéval du XIIIe siècle. Composé de 24 arches, il se divise en deux parties : une série d’arches en plein cintre traversant une prairie autrefois inondable, et des arches en arcs brisés formant un barrage déversoir pour alimenter un moulin encore visible. Une croix de pierre, disparue dans les années 1960 lors d’une crue, marquait autrefois le passage des pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle, le pont étant situé sur un chemin menant à ce lieu saint.
Au XIXe siècle, une arche fut remplacée par une passerelle pour faciliter le passage au niveau d’une écluse, rendue nécessaire lorsque le Dropt devint navigable entre Eymet et Labarthe. Les piles du pont, dotées de becs tournés vers l’amont, témoignent de techniques de construction adaptées aux crues. Le moulin adjacent, toujours présent, était alimenté par le système de barrage intégré au pont. Cet ouvrage, lié à l’extension du bourg au XIIIe siècle, reflète aussi la présence historique d’une commanderie templière à La Sauvetat-du-Dropt.
Classé monument historique le 30 janvier 1992, le pont a fait l’objet d’une restauration en 2014 pour moderniser ses barrières de sécurité. Propriété de la commune, il illustre à la fois l’ingénierie médiévale, l’histoire des pèlerinages et l’adaptation des infrastructures fluviales aux besoins économiques locaux, comme la navigation et la meunerie. Son architecture et son rôle multifonctionnel en font un témoignage rare de l’histoire régionale.
Avis
Veuillez vous connecter pour poster un avis