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Pont Roby de Felletin dans la Creuse

Patrimoine classé Pont médiéval Pont

Pont Roby de Felletin

  • D992
  • 23500 Felletin
Pont Roby de Felletin
Pont Roby de Felletin
Pont Roby de Felletin
Pont Roby de Felletin
Pont Roby de Felletin
Pont Roby de Felletin
Crédit photo : Aubussonais - Sous licence Creative Commons
Propriété du département
23500 Felletin, D992

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1447
Première mention du pont-Soubre
XVIe siècle
Changement de nom en *pont Roby*
22 juillet 1793
Autorisation de réparation
1795
Devis de réparation par Maniguet
15 juin 1804
Nouveau devis de du Planier
1861
Campagne de restauration adjugée
15 juin 1926
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Pont Roby : inscription par arrêté du 15 juin 1926

Personnages clés

Maniguet - Ingénieur des Ponts et Chaussées Auteur du devis de 1795.
P.J.M. du Planier - Ingénieur en chef du département Valide les devis en 1795 et 1804.
Citoyen Taste - Conducteur de travaux Préconise des avant-becs circulaires en 1795.
Roby - Habitant local (XVIe siècle) Donne son nom au pont.

Origine et histoire du Pont Roby

Le pont Roby, situé à Felletin dans le département de la Creuse, est un ouvrage médiéval dont les premières mentions remontent à 1447 sous le nom de pont-Soubre, cité dans le Terrier des Chaités. Ce pont, construit sur la rivière Creuse, présentait alors deux arches centrales en arcs brisés, caractéristiques de l’architecture gothique, ainsi que des becs à chaperons. Son nom actuel, pont Roby, lui fut attribué au XVIe siècle, en référence à un habitant local dont le moulin était voisin.

Au fil des siècles, le pont a subi plusieurs dégradations et réparations. En 1793, le conseil municipal de Felletin autorisa l’ingénieur des Ponts et Chaussées à utiliser les matériaux des tours de fortifications démolies pour sa restauration. Deux ans plus tard, en 1795, l’ingénieur Maniguet établit un devis de 9 001 livres pour réparer le pont Roby et un autre ouvrage, le pont des Malades. Le conducteur de travaux, le citoyen Taste, préconisa alors de remplacer les avant-becs triangulaires par des structures circulaires, plus résistantes.

Les travaux se poursuivirent au début du XIXe siècle, avec un devis de l’ingénieur du Planier en 1804 pour consolider la première pile, les parapets et les avant-becs. En 1809, un arrêté préfectoral identifia un barrage voisin comme cause principale des dégradations répétées. Enfin, en 1861, une campagne de restauration majeure fut adjugée pour sauver l’édifice, avant son classement à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques le 15 juin 1926. Aujourd’hui, le pont supporte la route départementale D992 et conserve ses quatre arches, dont deux en plein cintre et deux en arc brisé, ainsi que ses avant-becs dallés.

Liens externes

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