Pont romain sur la Brague dit Pont du Bourget dans les Alpes-Maritimes
Pont romain sur la Brague dit Pont du Bourget
06600 Antibes
Propriété de la commune
Frise chronologique
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1645
Décision de reconstruction
Décision de reconstruction 1645 (≈ 1645)
L'assemblée des communautés de Provence décide de reconstruire le pont.
1646
Adjudication des travaux
Adjudication des travaux 1646 (≈ 1646)
Les travaux sont adjugés pour une reconstruction en une seule arche.
1647
Effondrement initial
Effondrement initial 1647 (≈ 1647)
Le pont s'effondre lors du décintrement en octobre.
1649
Nouveaux travaux
Nouveaux travaux 1649 (≈ 1649)
Début des travaux pour un pont à deux arches.
1657
Nouvel emplacement
Nouvel emplacement 1657 (≈ 1657)
Décision de déplacer le pont de 400 cannes vers l'amont.
1665
Adjudication finale
Adjudication finale 1665 (≈ 1665)
Adjudication pour la construction du pont au nouvel emplacement.
1666
Construction du pont actuel
Construction du pont actuel 1666 (≈ 1666)
Début des travaux du pont actuel par Pierre Roubert et André Court.
1719
Construction d'un autre pont
Construction d'un autre pont 1719 (≈ 1719)
Adjudication d'un autre pont plus près de l'embouchure.
1790
Effondrement du pont de 1719
Effondrement du pont de 1719 1790 (≈ 1790)
Le pont construit en 1719 s'effondre lors d'une crue.
1935
Inscription monument historique
Inscription monument historique 1935 (≈ 1935)
Le pont est inscrit au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Pont romain sur la Brague dit Pont du Bourget : inscription par arrêté du 9 septembre 1935
Personnages clés
Pierre de Bonnefons
Juge ayant recommandé le déplacement du pont en 1658.
Pierre Roubert
Entrepreneur ayant réalisé le pont actuel.
André Court
Maçon ayant participé à la construction du pont actuel.
Origine et histoire
Le pont du Bourget, également appelé pont romain sur la Brague ou pont du Moulin du Roy, enjambe la Brague à Antibes, dans le quartier autrefois nommé du Bourguet au XVIIe siècle. Malgré son appellation, il n'a pas d'origine romaine. Le cours fluctuant de la Brague et des fondations peu profondes entraînaient des emportements par affouillement lors des crues, obligeant les autorités provençales à organiser plusieurs reconstructions. Les travaux étaient décidés par l'assemblée des communautés de Provence et financés par les communautés de la viguerie. En 1645, l'assemblée décida de reconstruire le pont 75 cannes en amont, sous la forme d'une seule arche de 20 mètres, avec des fondations descendues de 2 cannes protégées par batardeaux ; l'ouvrage fut adjugé le 1er août 1646. Des maçons de Cannes et d'Antibes travaillèrent en 1647, mais le pont s'effondra lors du décintrement en octobre ; le contrôleur pour le roi attribua ensuite l'effondrement aux artisans. Un procès-verbal de juillet 1648 mit en garde contre la répétition du risque si l'on continuait avec les mêmes prescriptions, puis on opta pour un pont à deux arches de 5 cannes d'ouverture, avec une pile centrale de 5 cannes de long sur 2 de largeur munie de deux becs. Les travaux entrepris au printemps 1649 connurent de nouveaux problèmes : une inspection du 26 mai 1653 signala de violents remous, les travaux n'étaient pas achevés en 1654 et une crue emporta de nouveau l'ouvrage. En octobre 1657, l'assemblée décida d'envoyer un expert pour proposer un nouvel emplacement ; la commission réunie le 10 septembre 1658, avec notamment Pierre de Bonnefons, jugea le site trop proche de la mer et recommanda de déplacer le pont de 400 cannes vers l'amont, au Pas de Bourgie près du Moulin du Roy. L'adjudication pour ce nouvel emplacement eut lieu en décembre 1665 et les travaux commencèrent en août 1666 : on réutilisa les pierres du pont effondré et l'ouvrage fut réalisé par l'entrepreneur Pierre Roubert et le maçon André Court. Ce pont, bien qu'il impose un détour et présente un dos d'âne marqué qui le rend peu carrossable, a résisté jusqu'à aujourd'hui. En 1719, un autre pont fut adjugé plus près de l'embouchure sous la grande route d'Antibes à Nice ; il montra des défauts dès 1722 puis s'effondra lors d'une crue en 1790. Une lettre de 1773 signale que le pont était en mauvais état. L'édifice a été inscrit au titre des monuments historiques le 9 septembre 1935. Sa longueur est de 25 m, la chaussée mesure 3,00 m de largeur et l'ouverture de l'arche sur la Brague est de 15,00 m.