Pont roman de Barbaste dans le Lot-et-Garonne

Patrimoine classé Patrimoine urbain Pont Pont roman

Pont roman de Barbaste

  • C.V.O. 1 de Barbaste à Nérac
  • 47230 Barbaste
Pont roman de Barbaste
Pont roman de Barbaste
Pont roman de Barbaste
Pont roman de Barbaste
Pont roman de Barbaste
Crédit photo : JC Allin - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIIe siècle
Première mention historique
1606
Dispositifs défensifs
Fin du XVIIIe siècle
Réparations majeures
30 novembre 1960
Classement historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Pont roman sur la Gélise (non cadastré) : classement par arrêté du 30 novembre 1960

Personnages clés

Henri IV Roi de France associé au moulin fortifié près du pont.

Origine et histoire du Pont roman

Le pont roman de Barbaste, en Lot-et-Garonne, enjambe la Gélise entre Barbaste et Nérac, près de Lavardac, à proximité du moulin d'Henri IV. Il se compose d'un ouvrage à dix arches en plein cintre et se termine par le moulin fortifié, appelé aussi les tours de Barbaste, situé en amont à une vingtaine de mètres. Le pont s'inscrit sur le tracé de l'ancienne Ténarèze, voie antérieure à l'époque romaine reliant les Pyrénées à la Garonne, qui franchissait autrefois la Gélise par un gué avant la construction de l'ouvrage. Il est mentionné dans des documents du XIIIe siècle, notamment en 1259 et lors du saisimentum de 1271, et constituait la limite d'application des Coutumes d'Agen. L'époque de sa construction reste discutée : il est parfois attribué aux XIIe ou XIIIe siècles, tandis que certains auteurs, estimant qu'il est postérieur au moulin, le situent aux XVe ou XVIe siècles. Des dispositifs défensifs ont existé, comme l'attestent un devis de charpenterie de 1606, les traces de mâchicoulis sur la quatrième travée et la mention d'un pont-levis à la dernière travée en rive droite. Le pont a fait l'objet de réparations à diverses époques, notamment à la fin du XVIIIe siècle, et a été classé au titre des monuments historiques le 30 novembre 1960. Sur le plan architectural, il présente dix arches dont l'ouverture varie de 5,20 à 6 mètres. Les piles, épaisses de 2,30 à 4,90 mètres, sont pour la plupart prolongées par des avant-becs et des arrière-becs triangulaires qui rejoignent les parapets, à l'exception des cinquième et huitième piles depuis la rive droite qui sont dépourvues d'arrière-becs. Le tablier a une largeur de 3,30 mètres, qui peut atteindre 6,30 mètres au niveau des piles élargies par ces dispositifs.

Liens externes