Frise chronologique
XVe siècle
Construction du pont
Construction du pont
XVe siècle (≈ 1550)
Attribuée au duc François II
1741
Tarifs de péage enregistrés
Tarifs de péage enregistrés
1741 (≈ 1741)
Détail des droits pour bestiaux
1750
Abandon de l'entretien
Abandon de l'entretien
1750 (≈ 1750)
Prince de Soubise renonce aux droits
1770
Reprise de l'entretien
Reprise de l'entretien
1770 (≈ 1770)
Par la Province après négligence
18 mars 1922
Classement monument historique
Classement monument historique
18 mars 1922 (≈ 1922)
Protection officielle du pont
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Pont sur le Moine dit Pont Saint Antoine : classement par arrêté du 18 mars 1922
Personnages clés
| François II - Duc de Bretagne |
Commanditaire présumé du pont |
| Prince de Soubise - Héritier des droits |
Renonce à l'entretien en 1750 |
Origine et histoire
Le pont Saint-Antoine, édifié au XVe siècle à Clisson, est attribué au duc de Bretagne François II lors de sa prise de possession de la seigneurie. Ce pont en maçonnerie, franchissant la Moine, était soumis à un péage pour les usagers, avec des tarifs détaillés en 1741 (charettes, chevaux, bœufs, moutons). Ces droits étaient doublés les jours de foire, reflétant son importance économique locale.
En 1750, le prince de Soubise, héritier des droits de péage, obtint la dispense d'entretenir le pont en renonçant à sa propriété. L'entretien fut repris par la Province en 1770, mais une crue en 1771 endommagea ses parapets. Malgré un arrêt royal de 1746 interdisant les constructions sur le lit de la rivière, les empiétements persistèrent, aggravant les inondations. En 1773, l'application de cet arrêt restait incertaine en raison de conflits de juridiction.
Classé monument historique le 18 mars 1922, le pont se distingue par ses deux arches ogivales inégales (9,94 m et 7,61 m d'ouverture). La pile centrale, dotée d'un avant-bec triangulaire côté amont, illustre les techniques de construction médiévales. Large de 4,60 m, il servait à la fois de voie de communication et de point de contrôle économique via ses péages.
Aujourd'hui propriété de la commune de Clisson, le pont Saint-Antoine reste un témoignage architectural et historique majeur de la Loire-Atlantique. Son classement protège une structure ayant survécu à des siècles d'usage intensif, de crues et de changements politiques, tout en conservant ses caractéristiques d'origine.