Première mention des ponts Saint-Michel 1202 (≈ 1202)
Textes médiévaux évoquant leur existence.
1343
Première mention des ponts chastrés
Première mention des ponts chastrés 1343 (≈ 1343)
Apparition dans les archives écrites.
XVIIe siècle
Reconstruction partielle des arches
Reconstruction partielle des arches XVIIe siècle (≈ 1750)
Maçonnerie hétérogène attestée par les sources.
2006
Classement monument historique
Classement monument historique 2006 (≈ 2006)
Inscription par arrêté du 6 octobre.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les vestiges du pont Saint-Michel (cad. Blois BL 19, 20) ; les ponts dits "chastrés" ou "chartrains", formant l'ancien chemin rural n° 84 des ponts chartrains allant de l'intersection de la rue des ponts chartrains et la rue Pierre-Trinqueau empruntant la levée de l'Eperon jusqu'au boulevard René-Gentil, le tout situé sur la commune de Blois et d'autre part le tronçon comprenant la voie communale n° 16 de Blois à Bracieux appelée "chemin des ponts chartrains" du Cosson jusqu'à la route départementale n° 174 traversant les communes de Blois, Saint-Gervais-la-Forêt et Vineuil (cad. non cadastré, domaine public) : inscription par arrêté du 6 octobre 2006
Origine et histoire des Ponts Chartrains
Les ponts Saint-Michel et les ponts dits chastrés (ou chartrains) sont des monuments médiévaux situés à la sortie sud de Blois, en partie sur la commune de Saint-Gervais-la-Forêt (Loir-et-Cher). Ces ouvrages, mentionnés dès 1202 pour les ponts Saint-Michel et 1343 pour les chastrés, permettaient de franchir le lit inondable du Cosson et de la Loire. Leur structure combine digues surélevées et arches, adaptées aux crues fréquentes de la région. Ils faisaient partie de l’ancienne voie romaine reliant Chartres à Bourges, réutilisée jusqu’au XVIIIe siècle.
L’origine du terme chartrains est incertaine : il pourrait s’agir d’une déformation de chastrés (coupés), évoquant leur forme segmentée. Les ponts Saint-Michel, situés sur une voie antique, ne conservent aujourd’hui que des vestiges de piles médiévales, tandis que les ponts chastrés, encore praticables, ont subi des reconstructions partielles aux XVIIe et XVIIIe siècles. Leur maçonnerie hétérogène témoigne de ces remaniements successifs pour résister aux variations du fleuve.
Classés monuments historiques en 2006, ces ponts illustrent les techniques anciennes de gestion des zones humides. Leur tracé suit l’ancien chemin rural des ponts chartrains, traversant Saint-Gervais-la-Forêt, Vineuil et Blois. Bien que modifiés au fil des siècles, ils restent les derniers exemples de ce type d’aménagement dans le val de Loire, mêlant héritage gallo-romain et adaptations médiévales.
Les sources historiques soulignent leur rôle clé dans les échanges régionaux, notamment entre Chartres et Bourges. Leur abandon partiel au XIXe siècle, après la construction de nouvelles chaussées, a préservé des éléments archéologiques rares. Aujourd’hui, leur propriété est partagée entre domaines public et privé, avec des vestiges protégés comme les bases des piles du pont Saint-Michel.