Première mention des ponts 1202 (≈ 1202)
Les ponts Saint-Michel sont mentionnés pour la première fois.
1343
Mention des ponts chartrains
Mention des ponts chartrains 1343 (≈ 1343)
Les ponts dits chastrés ou chartrains sont mentionnés.
1717
Construction d'une digue
Construction d'une digue 1717 (≈ 1717)
Construction d'une digue prolongeant la Creusille, modifiant les accès.
1867
Destruction des ponts
Destruction des ponts 1867 (≈ 1867)
La quasi-totalité de la structure des ponts Saint-Michel fut rasée.
1868
Construction d'un pont-barrage
Construction d'un pont-barrage 1868 (≈ 1868)
Un pont-barrage à moulin est construit sur des vestiges anciens.
2006
Classement historique
Classement historique 2006 (≈ 2006)
L'infrastructure a été classée au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les vestiges du pont Saint-Michel (cad. Blois BL 19, 20) ; les ponts dits "chastrés" ou "chartrains", formant l'ancien chemin rural n° 84 des ponts chartrains allant de l'intersection de la rue des ponts chartrains et la rue Pierre-Trinqueau empruntant la levée de l'Eperon jusqu'au boulevard René-Gentil, le tout situé sur la commune de Blois et d'autre part le tronçon comprenant la voie communale n° 16 de Blois à Bracieux appelée "chemin des ponts chartrains" du Cosson jusqu'à la route départementale n° 174 traversant les communes de Blois, Saint-Gervais-la-Forêt et Vineuil (cad. non cadastré, domaine public) : inscription par arrêté du 6 octobre 2006
Personnages clés
Louis de La Saussaye
Historien ayant signalé des « ponts de Mercure » à l'emplacement des ponts chartrains.
Origine et histoire des Ponts Chartrains
Les ponts Saint‑Michel, mentionnés en 1202, et les ponts dits chastrés ou chartrains, mentionnés en 1343, permettaient de franchir le Cosson entre Blois, Saint‑Gervais‑la‑Forêt et Vineuil. Les ponts Saint‑Michel s'inscrivent sur une ancienne voie romaine. Ces ouvrages se présentent sous la forme de longues digues interrompues par des arches et des travées destinées à laisser passer les principaux courants du Cosson. La tradition rapporte une origine gallo‑romaine pour ces franchissements, en particulier pour les ponts chartrains sur la voie Chartres–Bourges, composés de digues et d'arches franchissant le val inondable et les bras du Cosson. Le nom « chartrains » semble tardif ; ils furent d'abord désignés « chastrés », c'est‑à‑dire constitués de chaussées surélevées entrecoupées. Jusqu'à la construction en 1717 d'une digue prolongeant la Creusille, le secteur de la Bouillie formait une zone humide parfois considérée comme un bras de la Loire, et la route Chartres–Bourges y passait par ces ponts. Après l'assèchement et l'aménagement des accès vers la rive gauche, les ponts tombèrent en désuétude ; les vestiges des chartrains subsistent sous la forme d'une petite route goudronnée. L'infrastructure a été classée au titre des monuments historiques en 2006. Au fil des siècles, ces ouvrages ont été continuellement consolidés et modifiés en raison des crues et des déplacements du lit : l'aspect hétérogène de la maçonnerie, et notamment des arches, témoigne de reprises importantes au XVIIe siècle et de reconstructions partielles. Les ponts Saint‑Michel partaient de l'actuelle rue des Métairies et donnaient accès au bas de Saint‑Gervais‑la‑Forêt par l'ouest. Ils furent fortement endommagés par les crues du XIXe siècle ; la quasi‑totalité de la structure fut rasée en 1867 puis détruite en 1885 pour permettre l'aménagement de la rue des Métairies. Un pont‑barrage à moulin, construit en 1868 sur des vestiges anciens, remplace en partie l'ancien franchissement. Aujourd'hui, il ne subsiste des ponts Saint‑Michel que six piles de pierre visibles au milieu d'un étang, entre la digue et l'auberge espagnole. Louis de La Saussaye signale des « ponts de Mercure » à cet emplacement à l'époque romaine, et l'emplacement reste stratégique au moins depuis la christianisation de la Gaule, étant situé sur la Via Turonensis reliant Paris à Saint‑Jacques‑de‑Compostelle. Ces ponts et leurs vestiges constituent l'un des derniers témoignages des anciens modes de franchissement de la vallée de la Loire.