Premier ouvrage attesté 1197 (≈ 1197)
Un premier pont est mentionné à cet emplacement.
1794
Changement de nom
Changement de nom 1794 (≈ 1794)
Le pont est renommé « pont de la République » après la Révolution.
1813
Retour du nom initial
Retour du nom initial 1813 (≈ 1813)
Le pont reprend le nom de « pont Saint-Thomas ».
1841
Construction du pont actuel
Construction du pont actuel 1841 (≈ 1841)
Construction du pont métallique en fonte par les frères de Dietrich sous la direction de Nicolas Cadiat.
1995
Classement historique
Classement historique 1995 (≈ 1995)
Le pont est classé au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Pont métallique (cad. 12 20) : classement par arrêté du 10 mai 1995
Personnages clés
Antoine-Rémy Polonceau
Ingénieur auteur du système Polonceau utilisé pour la construction du pont.
Nicolas Cadiat
Directeur de la construction du pont en 1841.
Frères de Dietrich
Constructeurs du pont en fonte.
Origine et histoire du Pont Saint-Thomas
Le pont Saint-Thomas (Thomasbruck en alsacien) est un pont métallique en fonte, encore utilisé, qui enjambe l'Ill dans le quartier du Finkwiller à Strasbourg. Construit en 1841 par les frères de Dietrich de Reichshoffen sous la direction de Nicolas Cadiat, il a été réalisé d'après les plans de l'ingénieur Antoine-Rémy Polonceau, auteur du système Polonceau breveté en 1835 ; la première application de ce système fut le pont du Carrousel à Paris, démoli en 1935. Il figure parmi les plus anciens ponts métalliques antérieurs à 1850 conservés en France. Le pont s'inscrit dans l'axe de la rue Martin-Luther, qui y conduit depuis la place Saint-Thomas, et relie sur l'autre rive le quai Finkwiller et le quai Charles-Frey. L'existence d'un ouvrage à cet emplacement est attestée dès 1197. Après la Révolution il porta le nom de « pont de la République » en 1794, puis reprit l'appellation « pont Saint-Thomas » en 1813 ; il retrouva son nom allemand pendant les deux guerres et son nom français en 1918 puis en 1945. L'édifice, reconstruit dans sa forme actuelle en 1841, a été classé au titre des monuments historiques en 1995. Architectoniquement, il comporte une seule arche, ce qui a permis de supprimer les piles et de réduire ainsi le lit de la rivière à cet endroit. L'arc repose sur quatre arcs en fonte creux qui prennent appui sur deux culées en maçonnerie, très épaisses et fondées sur du béton ; ces arcs sont reliés au tablier par des anneaux de diamètre décroissant. Les arcs sont constitués de portions de demi-cylindres de section ovale, boulonnées entre elles de manière que les joints de deux demi-cylindres se trouvent toujours au milieu du demi-cylindre opposé.