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Pont sur l'Hérault de Gignac dans l'Hérault

Patrimoine classé Patrimoine urbain Pont

Pont sur l'Hérault de Gignac

    D32E3D34150 Gignac
Propriété de l'Etat
Pont sur lHérault de Gignac
Pont sur lHérault de Gignac
Pont sur lHérault de Gignac
Pont sur lHérault de Gignac
Pont sur lHérault de Gignac
Pont sur lHérault de Gignac
Pont sur lHérault de Gignac
Pont sur lHérault de Gignac
Pont sur lHérault de Gignac
Pont sur lHérault de Gignac
Pont sur lHérault de Gignac
Crédit photo : Fagairolles 34 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1756
Premier projet de François Garipuy
30 décembre 1774
Approbation du projet définitif
1776
Début des travaux
1782
Mort des Garipuy
1790-1803
Interruption des travaux
1810
Achèvement du pont
29 décembre 1950
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Pont sur l'Hérault : inscription par arrêté du 29 décembre 1950

Personnages clés

François Garipuy - Ingénieur et maître d'œuvre initial Auteur du premier projet en 1756.
Bertrand Garipuy - Directeur des travaux publics du Languedoc Fils de François, dirige le projet à partir de 1774.
Jean Antoine Marie Thérèse Ducros - Neveu des Garipuy, successeur en 1782 Reprend le chantier après leur mort.
Antoine Billoin - Inspecteur puis ingénieur en chef Secondé Ducros, puis dirige les travaux en 1791.
Jean Emmanuel Fontenay - Ingénieur en chef final Achève le pont en 1810.

Origine et histoire du Pont sur l'Hérault

Le pont de Gignac, situé sur la route reliant Montpellier à Lodève, fut projeté en 1774 par Bertrand Garipuy, directeur des travaux publics du Languedoc, succédant à son père François Garipuy. Les travaux, commencés en 1776, furent marqués par des défis techniques majeurs, notamment des fondations complexes dans le lit de l'Hérault, où le rocher plongeait jusqu’à 10 mètres de profondeur. Un modèle réduit du pont, construit à l’échelle 1/6 sur le ruisseau de Larnoux entre 1776 et 1777, permit de valider les choix architecturaux avant la construction définitive.

La mort des Garipuy en 1782, victimes d’une épidémie de suette, interrompit temporairement le chantier, repris ensuite par leur neveu Jean Antoine Marie Thérèse Ducros. Les travaux, financés par les États généraux du Languedoc, furent ralentis par la Révolution française et la dépréciation des assignats. Malgré un coût final dépassant le million de livres, le pont fut achevé en 1810 sous la direction de l’ingénieur Jean Emmanuel Fontenay, après des interruptions entre 1790 et 1803.

Le pont, caractérisé par une grande arche centrale surbaissée de 48,42 mètres flanquée de deux arches latérales de 25,97 mètres, fut conçu pour résister aux crues fréquentes de l’Hérault. Ses fondations, réalisées à l’intérieur de batardeaux avec des vis d’Archimède pour l’épuisement, et ses cintres en maçonnerie, inspirés par l’effondrement d’un cintre en bois lors d’un précédent projet, témoignent de l’innovation technique de l’époque. En 1895, des modifications furent apportées pour permettre le passage du chemin de fer départemental, et le pont fut inscrit aux monuments historiques le 29 décembre 1950.

Avant sa construction, un ancien pont médiéval, détruit par une crue trois cents ans avant 1675, occupait le même emplacement. Le projet initial de François Garipuy en 1756, estimé à 180 000 livres, fut abandonné en raison de coûts révisés à 510 000 livres après des sondages révélant des fondations plus complexes. Le choix final d’une arche centrale élargie réduisit les coûts des fondations, bien que le projet ait finalement dépassé toutes les estimations initiales.

Les pierres de taille proviennent d’une carrière près du Pouget, et les maçonneries des fondations furent réalisées en moellons de Saint-Beauzile liés par un mortier de pouzzolane. Le pont, long de 174,76 mètres et haut de 20,64 mètres, reste un exemple remarquable de l’architecture des ponts du XVIIIe siècle, alliant fonctionnalité et esthétique. Son histoire reflète les défis techniques, financiers et politiques de son époque, ainsi que la persévérance des ingénieurs qui l’ont conçu.

Liens externes

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