Frise chronologique
29 octobre 1861
Inauguration du premier pont
Inauguration du premier pont
29 octobre 1861 (≈ 1861)
Pont en fonte à trois arches.
7 février 1913
Destruction du premier pont
Destruction du premier pont
7 février 1913 (≈ 1913)
Endommagé par une crue et un convoi.
14 octobre 1923
Inauguration du pont Freyssinet
Inauguration du pont Freyssinet
14 octobre 1923 (≈ 1923)
Record mondial de portée en béton.
9 juin 1940
Destruction pendant la guerre
Destruction pendant la guerre
9 juin 1940 (≈ 1940)
Tablier détruit par le génie français.
1946
Reconstruction à l’identique
Reconstruction à l’identique
1946 (≈ 1946)
Mise en service en 1947.
15 janvier 1975
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
15 janvier 1975 (≈ 1975)
Protection officielle du pont.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le pont : inscription par arrêté du 15 janvier 1975
Personnages clés
| Eugène Freyssinet - Ingénieur |
Concepteur du pont en béton armé. |
| Claude Limousin - Ingénieur |
Associé aux Établissements Limousin pour le projet. |
Origine et histoire
Le pont de Saint-Pierre-du-Vauvray, situé dans le département de l'Eure en Normandie, remplace un premier ouvrage en fonte inauguré en 1861. Ce pont à trois arches, endommagé par une crue de la Seine en 1913, fut détruit après qu’un convoi de péniches l’ait heurté. Un concours lancé par le ministère des Travaux publics aboutit à la sélection du projet d’Eugène Freyssinet, ingénieur pionnier du béton armé.
Le nouveau pont, construit entre 1921 et 1923, devint à son inauguration le plus long pont en béton armé à arche unique au monde, avec une portée de 131 mètres. Détruit en juin 1940 par le génie français pendant la Seconde Guerre mondiale, il fut reconstruit à l’identique en 1946 et remis en service en 1947. Depuis 1975, il est inscrit aux monuments historiques et porte le label « Patrimoine du XXe siècle ».
Conçu pour supporter deux voies automobiles et deux trottoirs, ce pont assure la continuité de la route départementale 313 entre Les Andelys et Louviers. Il relie l’île du Bac à la rive gauche de la Seine, tout en permettant le passage du trafic fluvial, contrairement à un autre pont voisin réservé aux piétons. Son architecture innovante et son histoire mouvementée en font un témoignage majeur de l’ingénierie française du XXe siècle.