Frise chronologique
1269
Autorisation de construction
Autorisation de construction
1269 (≈ 1269)
Jean de Sully autorise la construction du pont.
1340
Mise en service
Mise en service
1340 (≈ 1340)
Le pont est ouvert à la circulation.
1388
Destruction partielle
Destruction partielle
1388 (≈ 1388)
Pont coupé pour se protéger des routiers.
1524
Réparations
Réparations
1524 (≈ 1524)
Première campagne de réparations attestée.
1680
Restauration
Restauration
1680 (≈ 1680)
Travaux de restauration majeurs.
16 septembre 1927
Classement monument historique
Classement monument historique
16 septembre 1927 (≈ 1927)
Protection officielle de l’État.
2017-2019
Restauration complète
Restauration complète
2017-2019 (≈ 2018)
Fin de la circulation routière.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Pont sur la Truyère : classement par arrêté du 16 septembre 1927
Personnages clés
| Jean de Sully - Archevêque de Bourges |
Autorise la construction en 1269. |
| Comte d'Armagnac - Seigneur local |
Ordone la destruction partielle en 1388. |
Origine et histoire
Le pont d'Entraygues-sur-Truyère est un ouvrage médiéval construit au XIVe siècle pour franchir la Truyère, dans le département de l’Aveyron. Il se situe dans la commune d’Entraygues-sur-Truyère, en région Occitanie, et marque le dernier point de passage sur la Truyère avant sa confluence avec le Lot. À l’origine, il supportait la route nationale 120 (aujourd’hui départementale 920), reliant Entraygues-sur-Truyère à Aurillac, avant que cette circulation ne soit déviée vers le barrage de Cambeyrac en amont.
Autorisé en 1269 par l’archevêque de Bourges Jean de Sully, le pont est mis en service en 1340. En 1388, le comte d’Armagnac ordonne sa destruction partielle pour protéger Entraygues des routiers, groupes armés pillant la région pendant la guerre de Cent Ans. L’édifice subit des réparations en 1524 et une restauration en 1680, témoignant de son importance stratégique et économique pour la ville.
Classé monument historique le 16 septembre 1927, le pont fait l’objet d’une restauration complète entre 2017 et 2019. Cette intervention marque la fin de sa vocation routière : la circulation, déjà restreinte en 2010, est définitivement supprimée. Désormais réservé aux circulations douces, il est équipé d’un éclairage nocturne et conserve ses caractéristiques architecturales d’origine, comme ses quatre travées aux arches de tailles variables (de 12,70 m à 16,75 m) et ses avant-becs triangulaires.
D’une largeur de 3,55 mètres, le pont illustre les techniques de construction médiévales, avec des arrière-becs rectangulaires et des espaces de sécurité intégrés au parapet pour les piétons. Son histoire reflète les enjeux défensifs et logistiques de la région, entre Moyen Âge et époque moderne, ainsi que les adaptations contemporaines pour préserver ce patrimoine tout en répondant aux besoins actuels.