Frise chronologique
1838
Concession royale
Concession royale
1838 (≈ 1838)
Ordonnance attribuant la concession pour 90 ans.
30 mai 1856
Destruction par crue
Destruction par crue
30 mai 1856 (≈ 1856)
Premier pont emporté par le Rhône.
1858-1859
Construction par Marc Seguin
Construction par Marc Seguin
1858-1859 (≈ 1859)
Nouveau pont suspendu à câbles parallèles.
1884
Rachat par la commune
Rachat par la commune
1884 (≈ 1884)
Fin du péage, libre circulation.
1940
Destruction pendant la guerre
Destruction pendant la guerre
1940 (≈ 1940)
Tablier détruit par l'armée française.
1944
Bombardements alliés
Bombardements alliés
1944 (≈ 1944)
Tablier et pile centrale détruits.
1946
Reconstruction post-guerre
Reconstruction post-guerre
1946 (≈ 1946)
Charge limitée à 3,5 tonnes.
1973
Fermeture définitive
Fermeture définitive
1973 (≈ 1973)
Risque de rupture de l'ouvrage.
17 décembre 1985
Classement monument historique
Classement monument historique
17 décembre 1985 (≈ 1985)
Inscription à l'inventaire supplémentaire.
14 juillet 2013
Réouverture après rénovation
Réouverture après rénovation
14 juillet 2013 (≈ 2013)
Intégré à la ViaRhôna.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Pont de Rochemaure sur le Rhône (cad. NON CADASTRE ; DOMAINE PUBLIC) : inscription par arrêté du 17 décembre 1985
Personnages clés
| Marc Seguin - Ingénieur et inventeur |
Concepteur du pont en 1858. |
| Escharavil et héritiers L. Privat - Concessionnaires du pont |
Propriétaires après 1869. |
Origine et histoire
Le pont de Rochemaure, construit au 3e quart du XIXe siècle, est un pont suspendu situé sur le Rhône, dans la commune de Rochemaure (Ardèche). Il remplace un premier pont suspendu détruit par une crue en 1856. Le nouvel ouvrage, conçu par l'ingénieur Marc Seguin en 1858, utilise un système innovant de câbles en fil de fer parallèles. Inauguré en 1859, il est initialement exploité sous concession privée avant d'être racheté par la commune en 1884 pour 500 Francs-or, mettant fin au péage.
Au XXe siècle, le pont subit plusieurs destructions et reconstructions. En 1940, son tablier est détruit par l'armée française en retraite pendant la Seconde Guerre mondiale. Reconstruit en 1942, il est à nouveau endommagé en 1944 par des bombardements alliés. Après des réparations provisoires, il est définitivement reconstruit en 1946, mais sa capacité est limitée à 3,5 tonnes. Malgré des travaux de consolidation, son état se dégrade, conduisant à sa fermeture en 1973.
Classé monument historique en 1985, le pont est abandonné pendant près de trente ans. Il est finalement rénové dans le cadre du projet ViaRhôna et rouvert aux véhicules non motorisés en 2013. Son histoire reflète les défis techniques et les enjeux de mobilité liés aux ponts suspendus, ainsi que les impacts des conflits mondiaux sur les infrastructures locales.
Le pont de Rochemaure illustre aussi l'évolution des techniques de construction au XIXe siècle, avec l'apport de Marc Seguin, pionnier des ponts suspendus à câbles métalliques. Son inscription au titre des monuments historiques souligne son importance patrimoniale, malgré les vicissitudes de son histoire. Aujourd'hui, il constitue un témoignage tangible de l'ingénierie du XIXe siècle et un maillon de la ViaRhôna, une voie cyclable reliant le Léman à la Méditerranée.
Les archives mentionnent également des anecdotes, comme la chute d'une statue de la Vierge sur un soldat allemand en 1944, ou les incendies de 1982 qui ont accéléré sa dégradation. Ces éléments ajoutent une dimension humaine et mémorielle à ce monument, qui a survécu à plus d'un siècle et demi d'histoire mouvementée.