Frise chronologique
1626
Acquisition du manoir
Acquisition du manoir
1626 (≈ 1626)
Jean de Londeix achète le manoir de Veyrac.
XVIIe siècle
Construction du pont-colombier
Construction du pont-colombier
XVIIe siècle (≈ 1750)
Édification probable sous Jean de Londeix.
début XIXe siècle
Destruction du second colombier
Destruction du second colombier
début XIXe siècle (≈ 1904)
Disparition du colombier symétrique.
12 octobre 1973
Classement monument historique
Classement monument historique
12 octobre 1973 (≈ 1973)
Protection officielle de l’édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Pont surmonté d'un colombier (cad. B 237) : classement par arrêté du 12 octobre 1973
Personnages clés
| Jean de Londeix - Seigneur et commanditaire présumé |
Acheteur du manoir en 1626. |
| Jean de Veyrac - Ancien évêque de Limoges |
Propriétaire du château original (1198). |
Origine et histoire
Le pont-colombier de Veyrac est un édifice exceptionnel, considéré comme unique en France et en Europe, associant les fonctions de pont et de colombier. Construit au XVIIe siècle sur le ruisseau du Glanet, il se compose d’un niveau inférieur permettant de franchir la rivière via cinq arches en plein cintre, et d’un étage supérieur servant de colombier accessible par une trappe. À l’origine, il reliait la rive gauche, où se trouvait le verger du château, et pouvait abriter jusqu’à 4000 pigeons. Son toit peu incliné, couvert de tuiles, et ses ouvertures latérales en font un exemple rare d’architecture utilitaire et seigneuriale.
L’édifice fut probablement érigé par Jean de Londeix, sieur de la Puytignon, qui acquit le manoir de Veyrac en 1626. À l’origine, un second colombier symétrique existait de l’autre côté de la voie menant au manoir, mais il fut détruit au début du XIXe siècle, ne laissant que des vestiges d’un ponceau. Le pont-colombier actuel, classé monument historique le 12 octobre 1973, se situe à la sortie sud-est du village, près du cimetière. Son architecture comprend des poivrières surmontées de boules aux extrémités des piles, ainsi qu’une corniche saillante pour protéger le colombier des rongeurs.
Le monument s’inscrit dans l’histoire du domaine seigneurial de Veyrac, dont le château original, bâti pour Jean de Veyrac (évêque de Limoges en 1198), fut partiellement détruit à la Révolution. Le colombier-pont, mentionné dans un acte de 1770, témoigne de l’importance symbolique et pratique des pigeonniers dans les domaines nobles, réservés à l’élevage des pigeons, privilège seigneurial. Aujourd’hui, il constitue un vestige remarquable de ce patrimoine, associé à un donjon octogonal subsistant et à un parc aménagé sur l’emplacement de l’ancienne cour.