Frise chronologique
1242
Premier pont médiéval
Premier pont médiéval
1242 (≈ 1242)
Mention d'un pont détruit plusieurs fois.
1831
Projet initial
Projet initial
1831 (≈ 1831)
Idée d'un pont suspendu proposée.
21 avril 1842
Inauguration du pont
Inauguration du pont
21 avril 1842 (≈ 1842)
Ouverture après 11 mois de travaux.
21 août 1883
Effondrement du tablier
Effondrement du tablier
21 août 1883 (≈ 1883)
Échec lors d'un test de charge.
1884-1885
Reconstruction par Arnodin
Reconstruction par Arnodin
1884-1885 (≈ 1885)
Tablier renforcé avec armature métallique.
1934-1935
Consolidation moderne
Consolidation moderne
1934-1935 (≈ 1935)
Ajout de pylônes et câbles métalliques.
1964
Fermeture à la circulation automobile
Fermeture à la circulation automobile
1964 (≈ 1964)
Remplacé par le pont de Saint-Clément.
14 novembre 1988
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
14 novembre 1988 (≈ 1988)
Protection du pont et des pavillons.
2004-2023
Campagnes de restauration
Campagnes de restauration
2004-2023 (≈ 2014)
Travaux sur tablier, câbles et maçonnerie.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le pont suspendu franchissant la Charente, sur lequel passe la V.C. 81 (cad. non cadastré, domaine public) : classement par arrêté du 14 novembre 1988 - Les deux anciens pavillons de péage situés à l'entrée nord-est du pont (cad. H 262, 2032) : inscription par arrêté du 14 novembre 1988
Personnages clés
| Lazare Joseph Aimé Dor - Ingénieur en chef |
Concepteur original du pont en 1842. |
| Pierre Debans - Concessionnaire |
Obtint la concession pour 77 ans. |
| Ferdinand Arnodin - Ingénieur |
Reconstruit le tablier en 1884. |
| Société Fives-Lille - Entreprise de construction |
Consolida le pont en 1934-1935. |
| Baudin-Châteauneuf - Entreprise de restauration |
Travaux de rénovation en 2009. |
Origine et histoire
Le pont suspendu de Tonnay-Charente, inauguré en 1842, succède à un ancien pont médiéval mentionné dès 1242 mais souvent détruit. Il fut conçu par l'ingénieur Lazare Joseph Aimé Dor pour répondre aux besoins de franchissement de la Charente, remplaçant un bac contraignant. Sa construction, financée par une subvention de 250 000 francs et une concession de 77 ans accordée à Pierre Debans, dura onze mois. Le pont, long de 623 mètres, présentait des caractéristiques techniques audacieuses pour l'époque, avec un tablier central de 204 mètres et un viaduc d'accès de 416 mètres.
En 1883, le tablier en bois s'effondra lors d'un test de charge, nécessitant une reconstruction en 1884 par l'ingénieur Ferdinand Arnodin, qui renforça la structure avec une armature métallique tout en conservant un plancher en bois. Ce dernier intervint également pour le pont transbordeur de Rochefort en 1900. Malgré ces travaux, le pont, inadapté au trafic automobile croissant, fut de nouveau consolidé en 1934-1935 avec des pylônes et câbles métalliques par la société Fives-Lille.
Fermé à la circulation automobile après l'inauguration du pont de Saint-Clément en 1964, le pont suspendu fut partiellement rouvert aux piétons et cyclistes en 1975. Classé monument historique en 1988, il subit plusieurs campagnes de restauration, notamment en 2004-2009 et 2021, pour préserver son tablier et sa maçonnerie. Aujourd'hui, il reste un symbole du patrimoine industriel et technique de la région, tout en étant un lieu touristique prisé.
Le pont est représenté sur le logo de la commune de Tonnay-Charente, soulignant son importance culturelle et historique. Sa structure, combinant des éléments en pierre, métal et bois, illustre l'évolution des techniques de construction au fil des siècles. Malgré les défis posés par son environnement (marées, crues, et sol marécageux), il demeure un témoignage remarquable de l'ingénierie du XIXe siècle.
Les travaux récents, financés en partie par l'État et la région Nouvelle-Aquitaine, visent à assurer sa pérennité. Le pont, bien que fragile, continue d'attirer des visiteurs pour son panorama sur la vallée de la Charente et son rôle dans l'histoire locale, notamment pendant la Seconde Guerre mondiale, où il servit de décor pour le film Trois jours en juin en 2005.