Début des travaux 1308 (≈ 1308)
Les consuls de Cahors décident de construire le pont Valentré.
1378
Fin de construction
Fin de construction 1378 (≈ 1378)
Achèvement du pont après 70 ans de travaux.
1840
Classement historique
Classement historique 1840 (≈ 1840)
Le pont est classé parmi les monuments historiques.
1879
Restauration majeure
Restauration majeure 1879 (≈ 1879)
Restauration du pont par l'architecte Paul Gout.
1998
Patrimoine mondial
Patrimoine mondial 1998 (≈ 1998)
Le pont est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Pont Valentré : classement par liste de 1840
Personnages clés
Paul Gout
Architecte responsable de la restauration de 1879
Calmon
Sculpteur ayant réalisé le diablotin du pont
Origine et histoire du Pont Valentré
Le pont Valentré, appelé en occitan pont de Balandras et surnommé pont du Diable, est un pont fortifié du XIVe siècle qui enjambe le Lot à l'ouest de Cahors. Exemplaire de l'architecture militaire médiévale, il est caractérisé par ses six arches ogivales précédées de becs aigus et par ses trois tours carrées crénelées dotées de mâchicoulis. De forme en dos-d'âne, il mesure 138 mètres de longueur ; chaque grande arche s'ouvre sur 16,50 mètres et les tours dominent l'eau sur 40 mètres. Construit à l'origine pour défendre la ville et modifier l'axe commercial vers un tracé est-ouest, il était autrefois flanqué de deux barbacanes, dont seule celle du côté est a été conservée, et sa protection spirituelle était assurée par une chapelle dédiée à la Vierge dans le châtelet occidental. Les travaux, décidés par les consuls, ont débuté en 1308 et se sont achevés en 1378 ; la restauration conduite en 1879 a toutefois sensiblement modifié son aspect initial. Classé parmi les monuments historiques dès 1840, il figure depuis 1998 au patrimoine mondial de l'UNESCO au titre des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France et fait depuis 2012 partie du réseau des ponts remarquables du sud de la France. Le pont est aujourd'hui réservé à la circulation piétonne et se situe sur la Via Podiensis ainsi que sur le sentier de grande randonnée GR 36. L'origine du nom Valentré reste incertaine : il pourrait dériver de balandra, désignant soit une salamandre, soit une barque à fond plat utilisée avant la construction du pont. La popularité de la longue construction a engendré la légende du maître d'œuvre ayant conclu un pacte avec le Diable ; selon ce récit, Satan fut trompé par une demande absurde et, pour se venger, envoya chaque nuit un diablotin desceller la dernière pierre de la tour centrale, d'où la durée exceptionnelle du chantier. Lors de la restauration de 1879, l'architecte Paul Gout fit apposer dans l'emplacement vide une pierre sculptée à l'effigie d'un diablotin, œuvre du sculpteur Calmon. Le musée de Cahors Henri-Martin conserve de nombreuses représentations du pont — armoiries, dessins, gravures, peintures et photographies d'artistes variés — ainsi qu'une cage découverte au pied de l'ouvrage à la fin du XIXe siècle. Le pont a été reproduit sur plusieurs timbres, émis notamment en 1955 (réédité en 1957), en 2008 pour le 700e anniversaire du début de sa construction, et par la Poste andorrane en 1974. Il est également présent dans des collections miniatures et dans de nombreuses publications consacrées au patrimoine local. Le passage sur le pont est gratuit : le comptage fixe a enregistré 231 500 visiteurs en 2017 et 250 000 visiteurs en 2020.
Devenir actuel
Le Pont Valentré fait partie des 71 monuments ainsi que 7 portions de chemins sont inscrits depuis 1998 sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco sous le titre officiel de « Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France ».
Il est sur le chemin de la Via Podiensis, ou « voie du Puy », qui part du Puy-en-Velay jusqu'au village basque d'Ostabat, où elle rejoint la via Turonensis et la via Lemovicensis réunies peu avant.