Frise chronologique
fin XIIe siècle (vers 1193)
Construction initiale
Construction initiale
fin XIIe siècle (vers 1193) (≈ 1295)
Pont bâti en schiste et granite.
1770
Preuves d'un péage
Preuves d'un péage
1770 (≈ 1770)
Document attestant un parapet surélevé.
1839-1840
Construction du pont neuf
Construction du pont neuf
1839-1840 (≈ 1840)
Pont moderne bâti en aval.
21 octobre 1861
Crue destructrice
Crue destructrice
21 octobre 1861 (≈ 1861)
Pont neuf emporté, vieux pont résiste.
1867
Restauration médiévale
Restauration médiévale
1867 (≈ 1867)
Retour à l'état initial après élargissement.
11 janvier 1990
Classement MH
Classement MH
11 janvier 1990 (≈ 1990)
Protection au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Pont (vieux) sur l'Agout, franchissant l'Agout en amont de la D 622 (cad. non cadastré ; domaine public) : classement par arrêté du 11 janvier 1990
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Les sources ne mentionnent aucun acteur historique nommé. |
Origine et histoire
Le pont vieux de Brassac, construit à la fin du XIIe siècle (vers 1193) ou au XIIIe siècle, est un ouvrage médiéval en dos d'âne franchissant l'Agout sur l'axe Castres-Lacaune. Bâti en schiste et granite, il se compose de deux arches brisées centrales encadrées de deux petites arches en plein cintre sur les berges. Ses piles épaisses, dotées de refuges pour piétons, témoignent d'une conception adaptée à la circulation mixte (charrettes, piétons). Un péage y était installé, comme l'atteste un document de 1770.
Durant les guerres de Religion, le pont marquait la division entre les quartiers protestant (rive gauche, château de Belfortès) et catholique (rive droite, château de Castelnau). Les deux châteaux fortifiés, encore visibles aujourd’hui, se faisaient face de part et d’autre de l’ouvrage. Le pont, initialement plus étroit, fut élargi en 1861 après la destruction du pont neuf par une crue, avant d’être restauré dans son état médiéval en 1867. Des anneaux scellés en 1856 servaient à faire sécher des draps, rappelant son usage artisanal.
Classé monument historique en 1990, le pont vieux a subi plusieurs restaurations (1892, 1957, 2019). Son tablier, large de seulement 2,25 m, conserve des corbeaux du XIXe siècle et des refuges pour piétons, caractéristiques des ponts médiévaux. Les archives révèlent qu’en 1770, son parapet était plus haut et qu’un octroi occupait la pile rive gauche. Aujourd’hui, il symbolise l’histoire mouvementée de Brassac, entre conflits religieux, adaptations techniques et préservation patrimoniale.