Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Pont Vieux de Montauban dans le Tarn-et-Garonne

Patrimoine classé Pont médiéval Pont Vieux pont

Pont Vieux de Montauban

    Pont Vieux
    82000 Montauban
Propriété de l'Etat
Pont Vieux de Montauban
Pont Vieux de Montauban
Pont Vieux de Montauban
Pont Vieux de Montauban
Pont Vieux de Montauban
Pont Vieux de Montauban
Pont Vieux de Montauban
Pont Vieux de Montauban
Pont Vieux de Montauban
Pont Vieux de Montauban
Pont Vieux de Montauban
Pont Vieux de Montauban
Pont Vieux de Montauban
Pont Vieux de Montauban
Pont Vieux de Montauban
Pont Vieux de Montauban
Pont Vieux de Montauban
Pont Vieux de Montauban
Pont Vieux de Montauban
Pont Vieux de Montauban
Pont Vieux de Montauban
Pont Vieux de Montauban
Pont Vieux de Montauban
Pont Vieux de Montauban
Crédit photo : Didier Descouens - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1144
Charte de fondation de Montauban
1291
Achat des terrains
1304
Ordre royal de Philippe le Bel
22 janvier 1311
Début des travaux
1314-1315
Crise et reprise des travaux
vers 1335
Achèvement supposé
1562
Premier siège de Montauban
1621
Siège par l’armée royale
1663
Destruction de la tour rive droite
1701
Destruction de la tour rive gauche
1828
Destruction de la chapelle
1881
Élargissement du pont
1911
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'ancien pont : classement par arrêté du 15 décembre 1911

Personnages clés

Alphonse Jourdain - Comte de Toulouse Fonda Montauban et initia le projet.
Philippe le Bel - Roi de France Ordonna la construction en 1304.
Étienne de Ferrières - Châtelain royal de Montauban Maître d’œuvre initial du pont.
Mathieu de Verdun - Bourgeois de Montauban Co-responsable des travaux en 1311.
Bernard Gervais - Juge royal Enquêteur sur les détournements en 1311.
Mathieu de Courtes-Jumelles - Juge royal Contrôla l’avancement des travaux.
Fabris de Montauban - Nouveau maître d’œuvre Remplaça Ferrières en 1319.
François Beuscher - Maître des réparations Inspecta le pont en 1627.
Intendant Pellot - Représentant royal Restaura le pont en 1667.

Origine et histoire

Le Pont Vieux de Montauban trouve ses origines dans la fondation de la ville au XIIe siècle par Alphonse Jourdain, comte de Toulouse. La charte de 1144 prévoyait déjà sa construction pour relier les deux rives du Tarn, mais les coûts élevés et les conflits retardèrent le projet. Les habitants obtinrent des terrains en 1291, mais les ressources manquaient encore pour entamer les travaux.

En 1304, Philippe le Bel ordonna la construction du pont, promettant une subvention royale pour un ouvrage doté de trois tours. Les travaux, confiés à Étienne de Ferrières et Mathieu de Verdun, débutèrent en 1311 mais furent marqués par des détournements de fonds et des conflits entre les consuls de Montauban et les représentants du roi. Une enquête royale en 1311 révéla des malversations, entraînant la suspension du consulat et des condamnations financières. Les travaux reprirent après 1315, avec une estimation de 20 ans pour l’achèvement.

Le pont fut probablement terminé vers 1335, avec deux tours aux extrémités (au lieu des trois prévues) et une chapelle dédiée à sainte Catherine au centre. Les tours furent progressivement détruites : celle de rive droite en 1663 pour le palais épiscopal, et celle de rive gauche en 1701 pour une porte triomphale. La chapelle disparut en 1828. Le pont servit de fortification lors des sièges de Montauban (1562, 1621), subissant des dommages répétés.

Au fil des siècles, le pont connut plusieurs restaurations : en 1667 par l’intendant Pellot, en 1758 pour améliorer la circulation piétonne, et en 1881 avec un élargissement. Les parapets médiévaux furent remplacés par des barrières métalliques en 1828, et les trottoirs furent élargis en 1831. Classé monument historique en 1911, il reste aujourd’hui un pont-route emblématique, témoignant de l’ingénierie médiévale et des tumultes de l’histoire montalbanaise.

Architecturalement, le Pont Vieux se distingue par son tablier plat rare au Moyen Âge, ses sept arches ogivales de 21 à 22 mètres d’ouverture, et ses piles munies de becs pour résister aux crues. Les ouvertures au-dessus des éperons facilitaient l’évacuation des eaux, une innovation pour l’époque. Long de 205 mètres, il illustre l’adaptation des techniques de construction aux défis géographiques et politiques de Tarn-et-Garonne.

Liens externes