Construction initiale XVe siècle (≈ 1550)
Édification probable du pont sous Henri Ier d'Albret.
XVIe siècle
Construction du pont actuel
Construction du pont actuel XVIe siècle (≈ 1650)
Le pont-vieux de Nérac est reconstruit au XVIe siècle.
1680
Première grande brèche
Première grande brèche 1680 (≈ 1680)
Une grande brèche est signalée sur le pont.
1699
Menace de ruine
Menace de ruine 1699 (≈ 1699)
Le pont est menacé de ruine.
1705
Restauration des piles
Restauration des piles 1705 (≈ 1705)
Reprise des piles et des voûtes du pont.
1768
Nouveaux problèmes structurels
Nouveaux problèmes structurels 1768 (≈ 1768)
Le pont présente de nouveaux désordres.
1829
Problèmes persistants
Problèmes persistants 1829 (≈ 1829)
Le pont continue de présenter des désordres.
1830-1838
Élargissement d'une arche
Élargissement d'une arche 1830-1838 (≈ 1834)
Une arche en plein cintre est élargie pour rendre la Baïse navigable.
14 novembre 1988
Classement historique
Classement historique 14 novembre 1988 (≈ 1988)
Le pont est classé au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Vieux Pont sur la Baïse, situé entre la rue de l'Ecole et la rue Sully (cad. AC, domaine public) : classement par arrêté du 14 novembre 1988
Personnages clés
Henri Ier d'Albret
Seigneur ayant probablement ordonné la construction initiale du pont.
Haussmann
Sous-préfet de Nérac en 1832, confronté à l'état délabré du pont.
Origine et histoire du Pont-vieux
Le pont-vieux de Nérac, situé sur la Baïse dans le Lot-et-Garonne (Nouvelle-Aquitaine), est l'un des deux ponts permettant le franchissement de la rivière dans la commune. L'ouvrage actuel remonte au XVIe siècle, mais un pont existait vraisemblablement dès le Moyen Âge ; il a peut‑être été construit du temps de Henri Ier d'Albret. Il a subi de nombreuses restaurations aux XVIIe et XVIIIe siècles et présenté des désordres répétés : une grande brèche signalée en 1680, une menace de ruine en 1699, la reprise des piles et des voûtes en 1705, puis de nouveaux problèmes en 1768 et en 1829. À chaque extrémité se dressait autrefois une porte ; celle de la rive gauche a été démolie avant le XIXe siècle, tandis que celle de la rive droite, visible sur un dessin de 1836 et qualifiée de magasin à poudre par Samazeuilh, a été démolie au milieu du XIXe siècle pour vétusté. Afin de rendre la Baïse navigable en amont vers Condom, une arche en plein cintre a été élargie lors de travaux menés vers 1830‑1838. Les autorités locales avaient parfois manifesté leur inquiétude quant à l'état du pont, allant jusqu'à faire circuler le préfet sur l'ouvrage ; lorsque Haussmann fut nommé sous‑préfet à Nérac en 1832, il dut faire un détour. Classé au titre des monuments historiques le 14 novembre 1988, le pont est un exemple de pont en arc composé de trois travées inégales : deux arches brisées, dont la plus grande au centre, et une arche en plein cintre élargie au XIXe siècle. L'arche centrale a une portée de 12,60 mètres. Des avant‑becs et arrière‑becs triangulaires remontent jusqu'au niveau du tablier et forment des refuges pour les piétons.