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Pont Militaire : piliers, en bordure de la rivière Roxelane

Pont Militaire : piliers, en bordure de la rivière Roxelane

    16 Rue de l'Esclave Romain
    97250 Saint-Pierre
Pont Militaire : piliers, en bordure de la rivière Roxelane
Pont Militaire : piliers, en bordure de la rivière Roxelane
Pont Militaire : piliers, en bordure de la rivière Roxelane
Pont Militaire : piliers, en bordure de la rivière Roxelane
Pont Militaire : piliers, en bordure de la rivière Roxelane
Crédit photo : H. K. - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1642
Construction du pont de bois
18 novembre 1765
Ordonnance du gouverneur d’Ennery
1766
Construction du Pont Roche
1902
Éruption de la montagne Pelée
22 juillet 1980
Inscription aux monuments historiques
12 octobre 1990
Arrêté de protection
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Pont sur la Roxelane (cad. NON CADASTRE ; DOMAINE PUBLIC) : inscription par arrêté du 22 juillet 1980

Personnages clés

Frère Cléophas Danton - Religieux de la Charité Constructeur du pont en 1766.
Comte d’Ennery - Gouverneur de la Martinique A ordonné la construction du pont.
Louis de Thomassin de Peynier - Intendant de la Martinique Associé à la réalisation du pont.
Jésuites - Ordre religieux Constructeurs du pont de bois en 1642.

Origine et histoire

Le Pont Roche, aussi appelé vieux pont de pierres, est un ouvrage en pierre de taille construit en 1766 pour enjamber la rivière Roxelane à Saint-Pierre, en Martinique. Il remplace un ancien pont de bois érigé en 1642 par les Jésuites, qui reliait leurs habitations au nord de la ville à leurs paroisses du sud. Ce pont de bois, utilisé pour faciliter les déplacements entre les quartiers, fut remplacé après l'expulsion des Jésuites des Antilles en 1762. Une ordonnance du gouverneur d’Ennery, datée du 18 novembre 1765, lance la construction d’un pont en pierre pour améliorer les transports entre la grande halle du port et la rive droite, reliant ainsi les quartiers du Mouillage et du Fort.

La réalisation du pont est confiée au frère de la Charité Cléophas Danton, qui le construit en 1766 grâce à des contributions financières volontaires des habitants de Saint-Pierre, appelés les Pierrotins. Ce pont devient rapidement un lieu central de la vie sociale : son arche unique surbaissée et ses parapets de pierre attirent les blanchisseuses, les conteurs, et les groupes discutant des événements du jour. Il est aussi le théâtre d’affrontements carnavalesques entre les diables rouges des quartiers du Fort et du Mouillage. Sa solidité est telle qu’il survit à l’éruption dévastatrice de la montagne Pelée en 1902, ne perdant que ses parapets.

Avant cette éruption, une plaque de marbre apposée sur le parapet côté mer portait une inscription commémorative datant de 1766. Celle-ci mentionnait le règne de Louis XV, le généralat du comte d’Ennery, et l’intendance du président Thomassin de Peynier, ainsi que le rôle du frère Cléophas Danton. Les écussons des deux autorités figuraient de part et d’autre de l’inscription. Le pont, construit en pierres de taille, chaux et sable, mesure environ dix mètres de long et repose sur une arche surbaissée avec des butées épaisses. Il est inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis 1980, puis protégé par arrêté en 1990.

Liens externes