Création de la route 1743 (≈ 1743)
Nouveau tracé Paris-Bâle via Nogent-sur-Seine.
2e quart du XVIIIe siècle
Construction des ponts
Construction des ponts 2e quart du XVIIIe siècle (≈ 1837)
Huit ponts édifiés, six conservés aujourd’hui.
9 décembre 1996
Inscription MH
Inscription MH 9 décembre 1996 (≈ 1996)
Protection des six ponts et bornes.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Six ponts de pierre du XVIIIe siècle (y compris les voûtes, le parapet, les ailes, le tablier et le radier sur lequel est construit le pont) : deux ponts de deux arches et quatre ponts de trois arches ; trois bornes milliaires numéros 49, 50 et 51 (cad. non cadastré ; Le Mériot, sur la R.N. 19 entre Le Mériot et l'embranchement de Beaulieu : quatre ponts (deux ponts de deux arches et deux ponts de trois arches) , trois de ces ponts sont entre l'embranchement de Beaulieu et l'embranchement vers le site du château de Jaillac, le quatrième est le suivant lorsque l'on se dirige vers Le Mériot, il est composé de deux arches ; deux bornes milliaires le long de la R.N. 19, l'une située entre le pont près de l'embranchement de Beaulieu et le pont précédent (numéro 50) , l'autre (numéro 49) située près de l'embranchement vers Le Plessis-Mériot (R.D. 40) ; Nogent-sur-Seine, sur la R.D. 919 entre l'embranchement vers Sézanne (R.D. 51) et l'entrée de Nogent : deux ponts en pierre de trois arches y compris pour le deuxième (le plus près de Nogent) la borne milliaire située sur le parapet (numéro 51) ) : inscription par arrêté du 9 décembre 1996
Personnages clés
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Origine et histoire des Ponts de la route royale
Les ponts de l’ancienne route royale Paris-Bâle, situés dans l’Aube, furent édifiés au 2e quart du XVIIIe siècle pour relier Paris à Bâle. En 1743, une nouvelle voie fut tracée à la sortie de Nogent-sur-Seine vers Provins, traversant des zones inondables de la Seine et de ses affluents. Sur les huit ponts originels, six subsistent aujourd’hui, répartis entre les communes du Mériot et de Nogent-sur-Seine. Leur conception reflète les techniques de l’époque : arches en anse de panier avec claveaux extradossés en escalier, becs triangulaires, et parapets portant des bornes milliaires indiquant les distances depuis Paris.
Les ponts se distinguent par leur structure : deux comptent deux arches, tandis que les quatre autres en ont trois. Aucun élément de protection contre les roues (bornes chasse-roue) n’a été conservé, mais une borne milliaire sur le premier pont côté Nogent-sur-Seine signale la distance en toises depuis la capitale. Ces ouvrages, inscrits aux monuments historiques en 1996, témoignent de l’importance des infrastructures routières sous Louis XV, période où le réseau royal se modernisait pour faciliter les échanges commerciaux et militaires. Leur préservation relève aujourd’hui de l’État et du département de l’Aube.
L’inscription aux monuments historiques couvre non seulement les ponts (voûtes, parapets, ailes, tablier et radier), mais aussi trois bornes milliaires numérotées 49, 50 et 51. Ces dernières, disposées le long de la route, marquaient les étapes du voyage entre Paris et l’Est de la France. Leur localisation précise, entre Le Mériot, Beaulieu et Nogent-sur-Seine, révèle un tracé pensés pour éviter les zones les plus exposées aux crues, tout en reliant des axes stratégiques comme la route vers Sézanne. L’absence de cadastration pour certains éléments souligne leur intégration dans un paysage routier aujourd’hui partiellement modifié.