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Cave habitée à Saint-Christophe-sur-le-Nais en Indre-et-Loire

Indre-et-Loire

Cave habitée

    135 La Ville
    37370 Saint-Christophe-sur-le-Nais

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1800
1900
2000
XIVe siècle
Construction initiale
1869
Découverte du site
22 avril 2022
Inscription Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

La cave habitée située 2 bis ruelle du Mail, telle que représentée sur le plan annexé à l’arrêté et correspondant au tréfonds de la parcelle cadastrale n°492 de la section C, et s’étendant sous les parcelles cadastrales 493, 494 et 497 de la section C : inscription par arrêté du 22 avril 2022

Personnages clés

Ferrand Bruslon - Découvreur du site Propriétaire ayant exhumé la cave en 1869.
Julien Noblet - Historien et archéologue Auteur du dossier d’inventaire (2021).

Origine et histoire

La cave habitée de Saint-Christophe-sur-le-Nais est un monument historique du XIVe siècle, organisé autour de trois galeries principales. Deux sont orientées est-ouest, reliées par un couloir nord-sud. Ces galeries mènent à des espaces annexes, dont une grande salle au sud-ouest, équipée d’une cheminée et initialement desservie par un escalier droit. Un vestige architectural notable est un départ d’arc à nervure typique du XIVe siècle, partiellement masqué par des maçonneries de renfort. Ce dispositif suggérait un couvrement en berceau, aujourd’hui partiellement visible.

La salle principale présente des éléments remarquables comme une niche en pierre de taille, surmontée d’un arc brisé et dotée d’une feuillure pour un vantail. À l’intérieur, une tablette divise l’espace horizontalement, tandis qu’un arc doubleau large de 50 cm, aux arêtes abattues, est visible à proximité. Les maçonneries, composées de moellons et de mortier rosâtre à inclusions de chaux, renforcent la structure. Un « coup de sabre » (fente structurelle) est observable à l’ouest de cet arc, témoignant des techniques de construction médiévales.

La découverte du réseau souterrain remonte à 1869, lorsque M. Ferrand Bruslon, propriétaire du jardin situé au-dessus, entreprit des fouilles après avoir repéré des indices d’anciennes caves. Ces recherches révélèrent l’entrée de la salle principale et des galeries adjacentes. Le site, inscrit comme Monument Historique en 2022, s’étend sous plusieurs parcelles cadastrales (n°492, 493, 494 et 497). Son état de conservation et ses aménagements (cheminée, escalier) suggèrent une utilisation résidentielle ou fonctionnelle au Moyen Âge.

Les matériaux utilisés, comme le tuffeau pour les berceaux et les moellons pour les maçonneries, sont caractéristiques de la région. Le mortier rosâtre, très induré et riche en nodules de chaux, indique une volonté de solidité et de durabilité. La présence d’une cheminée et d’une niche close par un vantail laisse supposer un espace aménagé pour le stockage ou la vie quotidienne, reflétant les pratiques architecturales et domestiques du XIVe siècle en Touraine.

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