Frise chronologique
XIIe-Xe siècle av. J.-C.
Occupation du site
Occupation du site
XIIe-Xe siècle av. J.-C. (≈ 951 av. J.-C.)
Trois périodes d'occupation identifiées
31 octobre 1997
Classement MH
Classement MH
31 octobre 1997 (≈ 1997)
Arrêté de protection du site
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Station littorale, au large des parcelles cadastrales C1 1048, 10, 1366, lieudit Tougues et 1369, lieudit Vers les Vignes de Tougues (le périmètre classé est : en plan : le rectangle de 190 m. de long et 80 m. de large dont la médiatrice des longueurs qui fait un angle de 75o ouest passe par le point dont les coordonnées Lambert zone II sont X = 901, 700 et Y = 2154, 300 (mesures graphiques) mesurant de part et d'autre de ce point 20 m. à l'ouest et 60 m. à l'est ; en altitude : l'espace compris entre les altitudes NGF 371 m. et 365 m., cotes du sol actuel, côté rivage, et des niveaux organiques repérés, côté large, à 165 m. du rivage) : classement par arrêté du 31 octobre 1997
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Sources ne mentionnent aucun acteur |
Origine et histoire
Le port de Tougues est un site archéologique majeur situé à Chens-sur-Léman, en Haute-Savoie, sur les bords du lac Léman. Daté de l’âge du bronze final (entre le XIIe et le Xe siècle avant J.-C.), il constitue le seul gisement de ce type connu en Europe occidentale, offrant un témoignage exceptionnel des occupations pré- et protohistoriques des rivages lacustres. Le site révèle trois phases distinctes d’occupation humaine, illustrant les modes de vie et les activités des communautés de cette époque.
Classé au titre des monuments historiques en 1997, le port de Tougues couvre une zone délimitée incluant une station littorale et des vestiges organiques submergés. Son périmètre protégé, défini par arrêté, englobe un rectangle de 190 mètres de long et 80 mètres de large, entre les altitudes 371 m et 365 m. Ce classement souligne son importance pour la compréhension des échanges lacustres et des implantations humaines durant la protohistoire.
Les fouilles et études menées sur le site ont mis en lumière des niveaux organiques conservés, offrant des indices précieux sur les techniques de construction, les outils et les ressources exploitées par les populations de l’âge du bronze. Bien que les sources ne mentionnent pas de personnages ou d’événements spécifiques liés au site, son caractère unique en fait un jalon essentiel pour l’archéologie européenne. La localisation approximative, près de la route du Lac, permet d’envisager son intégration dans un paysage lacustre alors densément occupé.