Frise chronologique
1750
Début des travaux
Début des travaux
1750 (≈ 1750)
Pose de la première caisse du môle extérieur.
1840
Plan définitif validé
Plan définitif validé
1840 (≈ 1840)
Adoption du projet symétrique de Scoffier.
1853
Inauguration de l'église
Inauguration de l'église
1853 (≈ 1853)
Ouverture de Notre-Dame du Port au culte.
1857
Inauguration officielle
Inauguration officielle
1857 (≈ 1857)
Visite de l’impératrice de Russie.
1991
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
1991 (≈ 1991)
Protection des façades et de l’église.
2017
Transfert de gestion
Transfert de gestion
2017 (≈ 2017)
Passage à la métropole Nice Côte d’Azur.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Notre-Dame du Port ; quatre façades sur rue, portique sur la place, et toiture de l'immeuble Pie Astraudo flanquant l'église à l'ouest, délimité par la place et les rues Guizol, Fodéré, Pacho ; façade sur la place avec le portique, moitié sud des façades en retour sur les rues Rusca et Arson, et parties de toiture correspondantes de l'immeuble Malbequi flanquant l'église à l'est ; escalier monumental, quai Cassini, donnant accès à la place (cad. KM ; KO 195, 196, 198, 199, 143, 146, 350) : inscription par arrêté du 11 février 1991
Personnages clés
| Charles-Emmanuel III - Roi de Sardaigne |
Lance les travaux en 1750. |
| Maurizio Valperga - Ingénieur militaire |
Propose un bassin elliptique au XVIIe. |
| Scoffier - Architecte de la ville |
Auteur du plan définitif en 1840. |
| Charles-Félix - Roi de Sardaigne |
Commande l’église Notre-Dame du Port. |
| Antonio Devincenti - Ingénieur |
Supervise les premières phases de travaux. |
Origine et histoire
Le port Lympia, situé à Nice, trouve ses origines dans le vallon marécageux de Lympia, alimenté par une source éponyme. Dès le XVIIe siècle, des projets urbains envisagent son aménagement, comme ceux de Maurizio Valperga (bassin elliptique) ou Amedeo di Castellamonte (détournement du Paillon). Les travaux débutent officiellement en 1750 sous Charles-Emmanuel III, avec la pose de la première caisse du môle extérieur, mais progressent lentement en raison de contraintes techniques et financières. Le port, déjà actif, est jugé trop exigu, poussant les ingénieurs à repenser son plan entre 1778 et 1840.
Au XIXe siècle, le Consiglio d'Ornato valide en 1840 le plan définitif de l’architecte Scoffier, privilégiant symétrie axiale et perspective monumentale. Une digue de 50 mètres et un bassin de 6 hectares sont créés, bordés par la place Île-de-Beauté (ex-place Cassini) et ses immeubles néo-baroques à portiques. L’église Notre-Dame du Port, dédiée à la Vierge protectrice des marins, est inaugurée en 1853. Les quais et murs de soutènement sont achevés entre 1842 et 1860, tandis que l’impératrice de Russie inaugure le site en 1857, marquant son ancrage dans la vie niçoise.
Le port se divise en deux zones : un port de commerce (premier cimentier de France, liaisons avec la Corse) et un port de plaisance accueillant yachts et pointus. Malgré la réduction de la pêche traditionnelle, il reste un hub maritime majeur, géré depuis 2017 par la métropole Nice Côte d’Azur. Son patrimoine architectural, comme les façades de la place Île-de-Beauté ou la grue Applevage no 14 (1937), est protégé au titre des Monuments Historiques depuis 1991.
Autour du port, des lieux emblématiques comme le Vieux-Nice, le mont Boron ou la promenade des Anglais soulignent son intégration dans le paysage urbain. Des événements comme les régates de Nice ou la Resquilhada (fête des pointus) perpétuent son héritage maritime. Son histoire reflète aussi les défis contemporains, comme les projets d’extension avortés pour préserver la réserve naturelle de Saint-Laurent-du-Var ou l’énigme des vagues de 16 heures liées aux navires à grande vitesse depuis 1992.