Frise chronologique
XVe siècle
Construction de la porte
Construction de la porte
XVe siècle (≈ 1550)
Porte originale du château de Ventadour.
1840
Classement du château
Classement du château
1840 (≈ 1840)
Ventadour classé Monument Historique.
1927
Protection de la porte
Protection de la porte
1927 (≈ 1927)
Inscription par arrêté ministériel.
1965
Début des fouilles
Début des fouilles
1965 (≈ 1965)
Travaux de consolidation à Ventadour.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Porte située sur la place (vieille) : inscription par arrêté du 19 mars 1927
Personnages clés
| Ebles II de Ventadour - Vicomte et troubadour |
Fonda l’école poétique à Ventadour. |
| Geoffroy Tête-Noire - Chef de routiers |
Occupa Ventadour pendant 11 ans. |
| Bernard de Ventadour - Troubadour célèbre |
Né au château, figure majeure. |
Origine et histoire
La Porte d’Égletons est un élément architectural du XVe siècle, originaire des ruines du château de Ventadour, une forteresse médiévale située à Moustier-Ventadour en Corrèze. Ce tympan sculpté, représentant un personnage imberbe à califourchon sur un lion, était selon la tradition l’entrée de la prison du château. Après la destruction partielle de Ventadour, la porte fut déplacée et intégrée à la façade d’une maison particulière sur la place d’Égletons, où elle subsiste aujourd’hui comme témoin isolé de ce patrimoine féodal.
Le château de Ventadour, dont provient cette porte, fut un haut lieu de pouvoir en Bas-Limousin, lié à la vicomté puis au duché de Ventadour. Construit dès le XIIe siècle et remanié jusqu’au XVe, il abritait une école poétique courtoise fondée par Ebles II, vicomte et troubadour. La forteresse, classée Monument Historique dès 1840, connut des sièges, des pillages pendant la guerre de Cent Ans (notamment par Geoffroy Tête-Noire), et fut finalement vendue comme bien national à la Révolution. Ses pierres servirent de carrière avant que les vestiges ne soient protégés et fouillés à partir des années 1960.
La porte elle-même, classée par arrêté du 19 mars 1927, illustre le réemploi fréquent des éléments architecturaux médiévaux. Son iconographie mystérieuse – un homme domptant un lion – pourrait symboliser une allégorie de force ou de justice, bien que son interprétation exacte reste incertaine. Aujourd’hui, elle constitue l’un des rares vestiges accessibles du château de Ventadour hors de son site d’origine, témoignant à la fois de l’art gothique tardif et des mutations du patrimoine corrézien.
Le site de Ventadour, quant à lui, est ouvert au public en été depuis les années 2000, après des campagnes de consolidation archéologique. La porte d’Égletons, quant à elle, reste visible en permanence sur sa façade actuelle, à l’adresse approximative du 11 Rue du Mouricou. Son état de conservation et son accessibilité contrastent avec les ruines lointaines du château, offrant un aperçu tangible de l’héritage des Ventadour en milieu urbain.