Construction de la porte 16 av. J.-C. (≈ 100 av. J.-C.)
Don d'Auguste à la colonie Nemausus
Ier siècle av. J.-C.
Période de construction
Période de construction Ier siècle av. J.-C. (≈ 51 av. J.-C.)
Intégration à l'enceinte romaine
1840
Classement monument historique
Classement monument historique 1840 (≈ 1840)
Première liste des monuments protégés
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Porte d'Arles dite d'Auguste : classement par liste de 1840
Personnages clés
Auguste - Empereur romain
Commanditaire selon l'inscription latine
Origine et histoire de la Porte d'Auguste
La porte Auguste, autrefois appelée « Porte d'Arles », fut construite au Ier siècle av. J.-C. à Nîmes, dans le cadre de l'enceinte romaine entourant la ville. Elle marquait l'entrée principale de la voie Domitienne dans la colonie de Nemausus et se situait à l'est de l'actuel quartier de l'Écusson. Ses vestiges, classés monuments historiques dès 1840, témoignent de son rôle stratégique dans l'urbanisme antique.
La structure se compose de quatre arcs en plein cintre : deux grands centraux pour les véhicules et deux petits latéraux pour les piétons. À l'origine, elle était flanquée de deux tours semi-circulaires, dont les emplacements sont aujourd'hui matérialisés par des pierres plates sur le trottoir. L'inscription latine au-dessus des arcs, dédiée à l'empereur Auguste, précise qu'il offrit « les portes et les murs » à la colonie en 16 av. J.-C., lors de sa 11e consulature.
L'inscription épigraphique, partiellement conservée, permet de dater précisément la construction : « IMP CAESAR [D]IVI F AVGV[S]TVS [C]O[S] X[I] TRIBV [PO]TEST VIII ». Elle célèbre le pouvoir impérial et son rôle dans l'édification des défenses de Nemausus. La porte illustre ainsi l'architecture militaire romaine et son intégration dans le réseau viaire de la Gaule narbonnaise.
Classée parmi les premiers monuments historiques français en 1840, la porte Auguste est aujourd'hui propriété de la commune de Nîmes. Ses vestiges, bien que partiels, restent un témoignage majeur de l'urbanisme romain en Occitanie et de l'influence d'Auguste dans la région. Le site est accessible au public, bien que son état de conservation nécessite une localisation approximative (précision : 5/10 selon la base Mérimée).