Construction de la porte 1595 (≈ 1595)
Édifiée après le siège de Laon par Henri IV.
2 août 1595
Prise de Laon
Prise de Laon 2 août 1595 (≈ 1595)
Henri IV entre dans la ville reprise à la Ligue.
1614
Demande de démolition
Demande de démolition 1614 (≈ 1614)
Habitants réclament la destruction de la citadelle.
1621
Renforcement de la citadelle
Renforcement de la citadelle 1621 (≈ 1621)
Ajout d’une tourelle sud-est.
1757
Comblement des fossés
Comblement des fossés 1757 (≈ 1757)
Autorisation donnée par l’intendant de Soissons.
1835
Remilitarisation
Remilitarisation 1835 (≈ 1835)
Rasement des habitations et reconstruction des fossés.
1870
Explosion de la poudrière
Explosion de la poudrière 1870 (≈ 1870)
Incendie lors de la reddition de Laon.
1927
Classement monument historique
Classement monument historique 1927 (≈ 1927)
Protection officielle de la porte.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Porte de la Citadelle : inscription par arrêté du 2 mai 1927
Personnages clés
Henri IV - Roi de France
Commanditaire de la citadelle après le siège.
Duc d’Orléans - Propriétaire avant 1795
Citadelle confisquée comme bien national.
Origine et histoire
La Porte de la Citadelle de Laon fut érigée en 1595, dans le dernier quart du XVIe siècle, sur ordre d’Henri IV. Elle constituait l’accès principal entre la ville et la citadelle, construite après le siège de 1594-1595 durant lequel le roi reprenait Laon à la Ligue catholique. Méfiant envers les habitants, Henri IV ordonna sa construction pour contrôler la ville, débutant les travaux aux Retranchements avant de les déplacer près de l’abbaye Saint-Georges. La porte, initialement nommée porte Saint-Georges, fut plus tard murée, tandis que la citadelle était ceinte de fossés et dotée d’un pont-levis.
Au XVIIe siècle, la citadelle fut renforcée en 1621 par une tourelle sud-est, malgré les demandes de démolition formulées par les Laonnais dès 1614. Au XVIIIe siècle, elle perdit progressivement son caractère militaire : les fossés furent comblés en 1757, et des habitations s’y installèrent, bien que le site restât propriété du duc d’Orléans jusqu’à sa confiscation comme bien national sous la Révolution. Les bâtiments furent rasés en 1835 lors de sa remilitarisation, marquée par la reconstruction des fossés et l’ajout de casernes.
La citadelle joua un rôle tragique lors de la guerre de 1870 : un incendie criminel dans la poudrière, déclenché lors de la reddition de Laon, causa des centaines de victimes et endommagea gravement la ville, dont l’église de Vaux-sous-Laon. Désaffectée militairement, elle abrite aujourd’hui une cité administrative, tandis que la porte, classée monument historique en 1927, et les souterrains restent accessibles aux visiteurs. Son architecture reflète les enjeux stratégiques de la Renaissance et les transformations urbaines ultérieures.