Crédit photo : Guillaume de clermont 60 - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
Frise chronologique
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1373
Premier dénombrement
Premier dénombrement 1373 (≈ 1373)
La porte est désignée sous le nom de « cauchie de Warty ».
XIVe siècle
Construction initiale
Construction initiale XIVe siècle (≈ 1450)
Édification de la porte sous l'ordre de Charles IV le Bel.
XVIe siècle
Reconstruction partielle
Reconstruction partielle XVIe siècle (≈ 1650)
Une partie de la porte fut reconstruite, comme le montre une gravure de 1656.
1828
Découverte de vestiges
Découverte de vestiges 1828 (≈ 1828)
Bases de piliers et chapiteaux de la première collégiale mis au jour.
1882
Restauration municipale
Restauration municipale 1882 (≈ 1882)
La municipalité restaure la porte et la dégage des plantations.
22 mars 1937
Classement historique
Classement historique 22 mars 1937 (≈ 1937)
La porte est classée au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Porte de Nointel : classement par arrêté du 22 mars 1937
Personnages clés
Charles IV le Bel
Roi de France ayant ordonné la construction des fortifications de la ville.
Origine et histoire
La Porte Nointel est l'un des vestiges des remparts de Clermont-en-Beauvaisis (Oise), située dans la rue Nointel entre l'église Saint-Samson et le parc du Châtellier. Classée au titre des monuments historiques le 22 mars 1937, elle a été construite au XIVe siècle lors de l'édification des fortifications de la ville sous l'ordre de Charles IV le Bel. Il ne subsiste aujourd'hui que l'arcade inférieure de cet ancien accès. Au Moyen Âge, elle assurait le passage vers le faubourg du Pont-de-Pierre, Pont-Sainte-Maxence, Compiègne et Nointel, d'où son nom. Dans le dénombrement de 1373, elle est désignée sous le nom de « cauchie de Warty » (Fitz-James). Une partie fut reconstruite au XVIe siècle, comme le montre une gravure de Syvestre exécutée en 1656. Au début du XIXe siècle, la porte était surmontée d'un petit bâtiment qui disparut quelques années plus tard ; à la même période ses étages supérieurs avaient déjà disparu. En 1882, la municipalité fit restaurer la porte et la dégagea des plantations qui y avaient poussé, puis le monument demeura finalement propriété de la ville après des délibérations avec un propriétaire voisin. Sur le plan architectural, il ne reste que la voûte en arc de tiers point et une grande archère de chaque côté. Des transformations sont visibles, notamment un larmier à mi-hauteur caractéristique du gothique flamboyant. À l'époque médiévale, la porte était équipée d'une herse, d'un pont-levis et de deux étages aujourd'hui disparus. Sous les archères se trouvent des vestiges de la première collégiale : bases de piliers et chapiteaux mis au jour en 1828 lors de travaux d'agrandissement du parc du Châtellier vers le cimetière. D'autres restes de cette collégiale sont visibles dans la salle des pas-perdus de l'hôtel de ville.