Frise chronologique
1328-1348
Épiscopat de Guillaume de Cardaillac
Épiscopat de Guillaume de Cardaillac
1328-1348 (≈ 1338)
Période de renforcement des défenses du village
XIIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIIe siècle (≈ 1350)
Porte intégrée aux fortifications de Saint-Papoul
XVIe siècle
Ajout de la statue
Ajout de la statue
XVIe siècle (≈ 1650)
Vierge à l'Enfant sur le tympan intérieur
17 février 1926
Classement monument historique
Classement monument historique
17 février 1926 (≈ 1926)
Inscription par arrêté ministériel
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Porte dite de l'Est : inscription par arrêté du 17 février 1926
Personnages clés
| Guillaume de Cardaillac - Évêque de Saint-Papoul (1328-1348) |
Commanditaire des fortifications incluant cette porte |
Origine et histoire
La Porte de l'Est, aussi appelée Tour des Gardes, est une porte de ville fortifiée située à Saint-Papoul, dans le département de l'Aude. Construite au XIIIe siècle, elle faisait partie des remparts érigés autour du village pour en assurer la défense. L'édifice se compose d'une tour rectangulaire percée d'une porte en arc brisé, équipée d'un système de herse pour contrôler l'accès. À l'intérieur, le tympan est surmonté d'une statue de la Vierge à l'Enfant datant du XVIe siècle, ajout postérieur à la construction initiale.
Cette porte a été édifiée sous l'épiscopat de Guillaume de Cardaillac (1328-1348), troisième évêque de Saint-Papoul, dans le cadre des fortifications du village. En plus de son rôle défensif, la Tour des Gardes a également servi de prison épiscopale, illustrant son usage dual à la fois militaire et judiciaire. Elle a été inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du 17 février 1926, reconnaissant ainsi sa valeur patrimoniale.
La Porte de l'Est se trouve à l'intersection de la rue de la Tour des Gardes et de la place de la Bascule, marquant l'emplacement de l'ancienne enceinte. Son architecture reflète les techniques de fortification médiévales, tout en intégrant des éléments religieux comme la statue mariale. Aujourd'hui, elle reste un témoignage des systèmes défensifs urbains du Moyen Âge dans la région occitane.