Frise chronologique
1252 et 1309
Mentions du castrum
Mentions du castrum
1252 et 1309 (≈ 1309)
Premières traces écrites du castrum d’Alaigne.
2e moitié XVe siècle - XVIe siècle
Construction de la porte
Construction de la porte
2e moitié XVe siècle - XVIe siècle (≈ 1550)
Période de construction attestée par Monumentum.
1700 (environ)
Plan du XVIIIe siècle
Plan du XVIIIe siècle
1700 (environ) (≈ 1700)
Mention de la maison presbytérale adjacente.
5 avril 1948
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
5 avril 1948 (≈ 1948)
Inscription par arrêté officiel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Porte fortifiée dite de Pépi, à l'entrée Sud du village : ensemble, y compris la porte en arc brisé avec blason située à côté et la pierre incrustée dans le mur Est du presbytère précédant la porte : inscription par arrêté du 5 avril 1948
Personnages clés
| François Halle - Archevêque de Narbonne |
Blason sculpté sur la porte. |
| François-Guillaume de Castelnau de Clermont-Lodève - Archevêque de Narbonne |
Blason incrusté dans le mur. |
Origine et histoire
La porte de Pépi est une porte fortifiée située à l’entrée sud du village d’Alaigne, dans le département de l’Aude, en région Occitanie. Construite entre la seconde moitié du XVe siècle et le XVIe siècle, elle s’inscrit dans l’histoire médiévale tardive de la région. Son architecture combine des éléments défensifs (fente à mâchicoulis, voûte en plein cintre) et des décors symboliques, comme des blasons sculptés et un cadran solaire à chiffres gothiques. La porte était intégrée à un ensemble incluant une maison presbytérale, attestée dès le XVIIIe siècle.
La porte est surmontée d’une tour abritant trois salles superposées, avec une embrasure verticale côté sud. Son arc d’entrée porte un blason suspendu par une courroie retordue, tandis qu’une pierre sculptée représente l’écu de l’archevêque François Halle, encadré de pinacles et surmonté des initiales IHS en gothique. À proximité, une porte en arc brisé, antérieure à la tour, présente un écu lié à François-Guillaume de Castelnau, autre archevêque de Narbonne. Ces éléments soulignent le lien entre le monument et le pouvoir ecclésiastique local.
Classée monument historique en 1948, la porte de Pépi illustre l’importance stratégique d’Alaigne, ancienne seigneurie des archevêques de Narbonne. Le castrum est mentionné dès 1252, mais la porte actuelle, plus tardive, reflète les évolutions architecturales et politiques des XVe-XVIe siècles. Aujourd’hui, elle reste un témoignage de l’histoire médiévale et religieuse de l’Aude, mêlant fonctions défensive et symbolique.
Les détails architecturaux, comme la voûte en plein cintre ou les blasons incrustés, révèlent une volonté de marquer le territoire par des signes de pouvoir. La présence du cadran solaire et des initiales IHS (monogramme christique) ajoute une dimension à la fois pratique et spirituelle. La porte, propriété partagée entre la commune et un particulier, continue de structurer l’entrée sud du village, rappelant son rôle historique dans la protection et l’identité locale.