Porte romane de l'église de Marcillé-Raoul en Ille-et-Vilaine

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise Eglise romane

Porte romane de l'église de Marcillé-Raoul

  • 2 Rue du Lavoir
  • 35560 Marcillé-Raoul
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Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1600
1700
1800
1900
2000
1160
Premier prieur connu
1185
Confirmation papale
XIIe siècle
Construction de la porte
1660
Reconstruction partielle
1782
Reprise du chœur
1821
Démolition de l'église
1921
Classement historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Porte romane de l'ancienne église (cad. AB 15) : classement par arrêté du 8 août 1921

Personnages clés

Harcoid Religieux et premier prieur attesté de Marcillé-Raoul vers 1160.
Pape Luce III Pape ayant confirmé la possession de l'église par l'abbaye Saint-Melaine en 1185.
Robert, seigneur d'Apigné Seigneur ayant fait une donation au prieuré en 1208.

Origine et histoire de la Porte romane de l'église

La porte romane, datée du XIIe siècle, est le seul vestige de l'ancienne église paroissiale Saint-Pierre, Saint-Paul de Marcillé-Raoul, qui fut également un prieuré dépendant de l'abbaye Saint-Melaine de Rennes. L'édifice roman reposait apparemment sur des fondations plus anciennes, comme l'attestent des cordons de briques à sa base; sa façade fut partiellement reconstruite en 1660 et son chœur repris en 1782 avant que l'église ne soit rasée au milieu du XIXe siècle lors de la construction d'une nouvelle église en bordure de la route principale. Le prieuré, connu en 1645 sous le nom de Maison Blanche et jouxtant le cimetière et l'église, comportait alors une métairie avec grange, cour et jardin, dix pièces de terre et la perception de dîmes réparties en quatre « traits » appelés Plessix, Estain, Fresnay et Cosmou, soumis à diverses obligations et redevances. Les religieux de Saint-Melaine possédaient Marcillé dès le XIIe siècle : un religieux nommé Harcoid est attesté comme prieur vers 1160 et, en 1185, le pape Luce III confirma la possession de l'église de Marcillé-Raoul par l'abbaye. Au fil des siècles, la seigneurie et des donations vinrent accroître les biens du prieuré, comme la donation de 1208 de Robert, seigneur d'Apigné, et des accords de dîmes intervenus en 1263 avec les moines de Rillé; des dispositions ultérieures, au XIVe et XVe siècles, organisèrent l'usage des revenus et l'attachement du prieuré à certains services religieux de l'abbaye. Loué ou affermé à différentes époques, le prieuré disparut finalement, mais la porte sud a été conservée dans l'ancien cimetière qui entourait l'église, de même qu'un maître-autel en granit attribué au XIIIe siècle. La porte a été classée au titre des monuments historiques le 8 août 1921. Architectoniquement, il s'agit d'un arc de plein cintre romane à double rouleau formé de claveaux moulurés et d'archivoltes, qui retombent sur quatre colonnettes ornées de chapiteaux sculptés de feuillage. Située au nord du bourg, au milieu du cimetière, cette porte romane constitue aujourd'hui le principal témoignage matériel de l'ancien prieuré et de l'église de Marcillé-Raoul.

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