Frise chronologique
1672
Construction de la 4e porte
Construction de la 4e porte
1672 (≈ 1672)
Remplace la porte médiévale sous Louis XIV.
1673
Inauguration de l’arc
Inauguration de l’arc
1673 (≈ 1673)
Œuvre de Blondel et Anguier.
1830
Trois Glorieuses
Trois Glorieuses
1830 (≈ 1830)
Affrontements près de la porte.
1862
Classement monument historique
Classement monument historique
1862 (≈ 1862)
Première liste des MH en France.
1988
Restauration du monument
Restauration du monument
1988 (≈ 1988)
Travaux de conservation menés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Porte Saint-Denis : classement par liste de 1862
Personnages clés
| François Blondel - Architecte |
Concepteur de la porte en 1672. |
| Michel Anguier - Sculpteur |
Auteur des bas-reliefs et trophées. |
| Louis XIV - Commanditaire (roi de France) |
Célébré par le monument. |
| Charles Le Brun - Dessinateur |
A fourni les modèles des figures. |
Origine et histoire
La porte Saint-Denis est un arc de triomphe parisien construit en 1673 sous Louis XIV, à la gloire de ses victoires militaires. Commandée par le roi et financée par la ville, elle remplace une ancienne porte médiévale de l’enceinte de Charles V. Conçue par l’architecte François Blondel et le sculpteur Michel Anguier, elle symbolise le pouvoir royal avec ses bas-reliefs évoquant les conquêtes du Rhin et de Maastricht.
Le monument s’inspire de l’arc de Titus à Rome, avec une structure de 24,65 m de large et 25 m de haut. Il est orné de trophées, d’obélisques et de figures allégoriques, dont une représentation des Provinces-Unies vaincues. Les inscriptions latines rappellent les exploits militaires de Louis XIV, comme la prise de Maastricht en treize jours. Classée monument historique dès 1862, elle a été restaurée en 1988.
Située à l’intersection des Grands Boulevards et de la rue Saint-Denis, la porte marque l’axe historique menant à la basilique Saint-Denis. Elle est la quatrième d’une série de cinq constructions portant ce nom, reflétant l’évolution des fortifications parisiennes. Les murs adjacents de l’enceinte médiévale ont disparu, laissant l’arc isolé comme un symbole durable de l’absolutisme.
Les bas-reliefs, sculptés par Michel Anguier d’après des dessins de Charles Le Brun, illustrent deux scènes majeures : Le passage du Rhin et La reddition de Maastricht. Les inscriptions latines, gravées sur l’entablement, détaillent les conquêtes en soixante jours et la rapidité de la victoire. La porte, initialement intégrée à une barrière fiscale, est aujourd’hui un repère urbain accessible depuis la station de métro Strasbourg–Saint-Denis.