Porte Saint-Denis à Paris à Paris 10ème dans Paris 10ème

Patrimoine classé Porte-de-ville

Porte Saint-Denis à Paris

  • Rue du Faubourg-Saint-Denis
  • 75010 Paris 10e Arrondissement
Porte Saint-Denis à Paris
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Crédit photo : Coyau - Sous licence Creative Commons
Propriété de l'Etat

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1000
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
Xe siècle
Première porte Saint-Denis
Début du XIIIe siècle
Porte aux Peintres
XIVe siècle
Bastide Saint-Denis
XVe siècle
Construction initiale
XVIe siècle
Remplacement
1673
Construction de l'arc de triomphe
XVIIe siècle
Réaménagement
1862
Classement historique
XIXe siècle
Restauration
1988
Restauration du monument
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Porte Saint-Denis : classement par liste de 1862

Personnages clés

Victor Dupont Architecte responsable de la restauration du XIXe siècle
François Blondel Architecte ayant conçu la porte Saint-Denis actuelle.
Louis XIV Roi de France à la gloire duquel la porte a été construite.
Michel Anguier Sculpteur ayant réalisé les bas-reliefs de la porte.
Charles V Roi de France sous lequel une porte médiévale a été construite à cet emplacement.

Origine et histoire de la Porte Saint-Denis

La porte Saint-Denis est un arc de triomphe situé dans le 10e arrondissement de Paris, élevé en 1673 par l'architecte François Blondel à la gloire de Louis XIV sur l'emplacement d'une porte de l'enceinte de Charles V. Les murs adjacents de l'enceinte ont depuis été détruits, et le monument est considéré comme l'un des exemples les plus représentatifs de l'art officiel de son époque, souvent reproduit dans les anthologies.

L'édifice occupe le croisement de l'axe Saint-Denis (rue Saint-Denis et rue du Faubourg-Saint-Denis) et des Grands Boulevards (boulevard de Bonne-Nouvelle et boulevard Saint-Denis) et est desservi par la station Strasbourg – Saint-Denis (lignes 4, 8 et 9). Son nom vient du fait que la rue Saint-Denis y aboutit.

Cinq constructions ont successivement porté le nom de porte Saint-Denis, toutes alignées sur la rue Saint-Denis, voie historique reliant Paris à la basilique de Saint-Denis. La première porte, du Xe siècle, se trouvait près du croisement des actuelles rues de la Ferronnerie et de la Reynie, à la hauteur du n°39 de la rue Saint-Denis. La seconde, dite « porte aux Peintres », du début du XIIIe siècle, était située juste au nord du croisement avec la rue Étienne-Marcel; l'impasse des Peintres marque l'emplacement du chemin de ronde extérieur. La troisième, la « bastide Saint-Denis » du XIVe siècle, se tenait soixante mètres au sud de l'arc actuel, à la hauteur des numéros indiqués de la rue Saint-Denis, et comprenait un bâtiment précédé d'un pont-levis, d'un pont dormant et d'un avant-poste.

Avec l'agrandissement de Paris, l'enceinte médiévale fut remplacée par une barrière fiscale et des portes triomphales. La quatrième porte, élevée par François Blondel avec les sculptures de Michel Anguier sur ordre de Louis XIV, fut édifiée en l'honneur de ses victoires sur le Rhin, à Maastricht et en Franche-Comté, aux frais de la ville, et construite sur un bastion à l'emplacement d'une porte médiévale de l'enceinte de Charles V. Les abords de la porte ont été le théâtre d'affrontements pendant les Trois Glorieuses. La porte Saint-Denis est classée au titre des monuments historiques par la liste de 1862 et a fait l'objet de travaux de restauration en 1988. Une plaque signale par ailleurs l'emplacement de la porte aux Peintres de l'enceinte de Philippe Auguste, distincte de la porte de l'enceinte de Charles V.

La barrière Saint-Denis, plus au nord, marquait le franchissement du mur des Fermiers généraux sur la rue du Faubourg-Saint-Denis; elle fut renommée « barrière Franciade » pendant la Révolution et se situait au croisement avec le boulevard de la Chapelle. Plus au nord encore, la « cinquième » porte Saint-Denis permettait de franchir l'enceinte de Thiers entre deux bastions et desservait l'axe conduisant à l'actuelle porte de la Chapelle.

Architecturalement, la porte Saint-Denis s'inspire de l'arc de Titus à Rome; Auguste Choisy souligne que sa composition repose sur la division par deux et par trois d'un carré. Le monument mesure 24,65 mètres de largeur, 25 mètres de hauteur et 5 mètres d'épaisseur; l'arcade atteint 15,35 mètres sous la clé avec une ouverture de 8 mètres, et les petites portes mesurent 3,30 mètres sur 1,70. Il est percé d'un grand arc central encadré de deux petites portes pratiquées dans les piédestaux adossés aux piédroits.

Du côté de la ville, des obélisques ornés de trophées sont engagés dans la surface des piédroits jusqu'à l'entablement; à leur pied, deux figures assises, sculptées d'après des dessins de Lebrun, représentent les Provinces-Unies. Au-dessus de l'arc, entre l'archivolte et l'entablement, des bas-reliefs de Michel Anguier figurent, au sud, Le passage du Rhin avec deux pyramides triomphales et des allégories montrant la Hollande sous la figure d'une femme consternée et le Rhin vaincu, et, au nord, la prise de Maastricht par Louis XIV. Les panneaux portent des inscriptions latines rappelant les campagnes évoquées et la date de construction, tandis que la frise de l'entablement porte la dédicace en lettres de bronze « Ludovico magno ».

Le monument est largement représenté dans des vues et des illustrations anciennes et contemporaines, montrant notamment la face sud depuis la rue Saint-Denis, la face nord depuis la rue du Faubourg-Saint-Denis, des perspectives depuis la rue de Cléry et le boulevard de Bonne-Nouvelle, ainsi que des détails comme les bas-reliefs et l'intrados à caissons. Les études et sources citent notamment des travaux de Pierre Chabat, Auguste Choisy, Pierre Lesueur et Renaud Gagneux et Denis Prouvost pour l'architecture, la sculpture et l'histoire des enceintes de Paris.

Liens externes